Le groupe coopératif Maïsadour veut restructurer une activité foie gras fragilisée
Jean-Philippe Déjean
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Travailler sur le côté local fait aussi partie de la stratégie
REUTERS/Regis Duvignau
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Travailler sur le côté local fait aussi partie de la stratégie
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Maïsadour, à Haut Mauco (Landes/Nouvelle-Aquitaine), qui se définit comme le premier groupe volailler du Sud-Ouest, présidé par Michel Prugue, est très engagé dans la filière des palmipèdes à foie gras, dont il est l'un des principaux producteurs nationaux. Ses concurrents les plus directs sont aussi ses voisins les plus proches : les groupes coopératifs Euralis, à Pau (Béarn/Pyrénées-Atlantiques) et Lur Berri, à Aïcirits-Camou-Suhast (Pays basque/Pyrénées-Atlantiques).
Après les terribles crises aviaires des années 2016 et 2017, la filière des palmipèdes à foies gras (canards, oies) a connu une belle année 2018, avant que les ventes de foie gras ne se mettent à reculer en 2019. La filière a dû ensuite encaisser l'arrivée de la pandémie de coronavirus avec les effets économiques du Covid-19. En 2020 toutes les activités du groupe coopératif de Haut Mauco ont été maintenues.
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Le problème c'est qu'une nouvelle épidémie de grippe aviaire a choisi cette période des fêtes de fin d'année 2020 pour frapper à nouveau les élevages de canards du Sud-Ouest et en premier lieu des Landes. Un nouvel épisode viral moins dévastateur que les deux premiers mais très lourd pour l'activité de l'élevage et du pôle gastronomie côté ventes. Puisque qu'avec les problèmes de 2019, où les effets de la loi Egalim (fin des promotions -Ndlr), ont joué à plein, puis l'addition des crises, l'activité palmipèdes à foies gras creuse à nouveau le déficit.
Jean-Philippe Déjean