Vin : le château Angélus se retire du prestigieux classement de Saint-Emilion
latribune.fr avec AFP

Le vignoble de Saint-Emilion.
PC / La Tribune
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"De source de progrès, le classement est devenu vecteur d'antagonisme et d'instabilité. (...) Angélus en prend acte et quitte ce système en se retirant du classement de 2022", annonce le célèbre château dans un communiqué. Lors du dernier palmarès en 2012, Angélus avait été promu premier grand cru classé "A", au sommet de la pyramide, mais en novembre, au terme d'une longue procédure, son propriétaire Hubert de Boüard a été condamné à 60.000 euros d'amende pour prise illégale d'intérêt dans ce classement, reconnu coupable d'y avoir été à la fois juge et partie.
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Ce prestigieux classement, révisable tous les dix ans, garantit d'importantes retombées commerciales, financières et médiatiques aux châteaux primés. Il est toutefois de plus en plus contesté, notamment devant la justice, pour ses critères de sélection, accusés d'accorder trop de place à des "éléments secondaires" (notoriété, accueil du public...) au détriment des "fondamentaux" (terroir, dégustation...).
Pas encore publié, le classement 2022 a d'ores et déjà été attaqué par deux châteaux, Croix de Labrie et Tour Saint-Christophe, écartés dans un premier temps mais qui peuvent à nouveau concourir, après une décision favorable du tribunal administratif de Bordeaux fin décembre, selon la publication spécialisée Vitisphère.
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Hors des prétoires, la stature du classement a été égratignée cet été par la non candidature pour 2022 des châteaux Ausone et Cheval-Blanc. Comme d'autres, ces poids lourds historiques, les deux seuls à être premiers grands crus classés "A" depuis l'origine, dénoncent les critères de sélection. Un claquage de porte que tout le monde ne peut pas se permettre : selon l'INAO, il y a plus de domaines candidats en 2022 qu'en 2012.
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