Moulinot va valoriser en biogaz un tiers des déchets alimentaires de Bordeaux Métropole
Hélène Lerivrain
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Moulinot a commencé les collectes de déchets alimentaires fin mars à Bordeaux.
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Moulinot a commencé les collectes de déchets alimentaires fin mars à Bordeaux.
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Après Stains, en Seine-Saint-Denis, Angers, dans le Maine-et-Loire, et Réau, en Seine-et-Marne, direction Bordeaux pour Moulinot. L'entreprise parisienne spécialisée dans la gestion des biodéchets a remporté un appel d'offres de Bordeaux Métropole et commencé ses premières collectes fin mars. Elle gérera 200 sites qui disposent d'une restauration collective publique et traitera, à l'année, 30.000 tonnes de déchets alimentaires sur les 100.000 tonnes produites sur la métropole bordelaise. Mais Moulinot démarche aussi la grande distribution et l'industrie agroalimentaire. « Partout où il y a du biodéchet », précise Pierre Fleuri, directeur régional de Moulinot Nouvelle-Aquitaine.
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Car si depuis le 1er janvier 2023, les producteurs de plus de cinq tonnes de déchets alimentaires sont obligés de faire valoriser leurs biodéchets dans le cadre de la loi Agec (Anti-gaspillage pour une économie circulaire) du 10 février 2020, tout le monde sera concerné dès 2024. Or, sur plus de dix millions de déchets alimentaires produits chaque année en France, moins de 10 % seraient aujourd'hui collectés et recyclés, les 90 % restants étant jetés avec les ordures ménagères et donc enfouis ou incinérés. C'est dans ce contexte que Moulinot a levé 18 millions d'euros en 2022 pour étendre son modèle basé sur le circuit court et réplicable partout où il y a des agriculteurs méthaniseurs.
Hélène Lerivrain