EXCLUSIF. Le fabricant familial de fromages Agour diversifie son offre et ses canaux de vente en rachetant la chocolaterie bayonnaise l'Atelier du chocolat et ses 33 boutiques. De quoi constituer une PME basque de l'agroalimentaire de près de 400 salariés.Après un sandwich au jambon de Bayonne ou au fromage Ossau-Iraty, on pouvait déjà prendre une tuile aux amandes, un morceau de touron, un gâteau basque ou une glace au lait de brebis en dessert. Désormais on peut aussi opter pour un morceau de chocolat, tout en ne consommant que des produits d'Agour. La PME basque a en effet acquis auprès de la famille fondatrice ce mardi 1er octobre - qui était, hasard du calendrier, la journée mondiale du chocolat- L'Atelier du Chocolat. Il s'agit de l'une des chocolateries emblématiques de la capitale du chocolat qu'est Bayonne.
« L'histoire a commencé en 1951 avec l'ouverture de la première boutique par mes grands-parents. L'entreprise a été fortement développée par mon père Serge, soutenu par ma mère, qui a inventé la spécialité de notre maison, le bouquet composé de feuilles de chocolat, ouvert le musée et imaginé le concept des ateliers-boutiques », expose sa dirigeante Nelly Andrieu. L'Atelier du Chocolat compte aujourd'hui 33 points de vente partout en France, vend également ses créations gourmandes sur son site et emploie au total 130 personnes, dont la moitié au Pays basque, pour 11 millions d'euros de chiffre d'affaires.
Ambassadeur de la gastronomie basque
« Après une période plus difficile, l'entreprise est redevenue rentable grâce au travail de nos salariés et un recentrage sur nos produits phares que j'ai initié depuis mon arrivée, un peu fortuite, en 2019 », détaille Nelly Andrieu. Il faut dire que sa carrière l'avait jusqu'alors éloignée de son Pays basque natal, étant au service commercial du fabricant de trains et tramways Alstom puis du fabricant d'éoliennes Vestas, en Chine, à Singapour ou encore au Danemark. « Je n'ai pas l'âme d'une développeuse et souhaite poursuivre ma carrière initiale. En accord avec la famille, nous avons cherché un repreneur », explique la jeune femme. Un nom s'est très vite imposé, celui d'Agour. « Je connais la famille Andrieu de longue date et nous partageons la même vision de l'entreprise familiale ancrée dans son territoire », remarque Peio Etxeleku, son PDG, qui a repris les rênes de son père Jean et reste silencieux sur son chiffre d'affaires comme sur le montant de la transaction.
Annelot Huijgen, à Anglet