Hennessy met en pause son projet d'embouteillage de cognac en Chine

Maxime Giraudeau

Photo d'illustration
DR

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Après le tollé, l'extinction du feu. L'annonce d'un projet d'export de cognac en vrac vers la Chine avait suscité la colère de salariés d'Hennessy et du milieu viticole cognaçais la semaine dernière. La maison comptait alors contourner les surtaxes douanières promises par Pékin en délocalisant l'embouteillage d'une partie de sa production en Chine.
Face à une grève qui a mobilisé plus de 500 personnes, la direction a réagit ce lundi en annonçant l'interruption du projet. « Après une longue période d'incertitude au niveau politique, la Maison Hennessy a pris connaissance de la déclaration officielle annonçant une visite prochaine du Premier ministre français en Chine. Dans ce contexte d'évolution favorable, la Maison a décidé de suspendre le projet-test d'envoi de vrac de Cognac en Chine tout en suivant de très près l'évolution de la situation politique et diplomatique », écrit-elle par communiqué.
Hennessy préparait un export vrac de cognac afin d'éviter les taxes sur les bouteilles que la Chine compte mettre en place en réponse à l'Union Européenne, elle-même instigatrice d'une taxe sur les véhicules électriques chinois. Mais pour les salariés grévistes, le projet n'est pas abandonné pour autant.
« Cela reste une suspension, pas un arrêt, regrette Matthieu Devers, secrétaire CGT du CSE. Maintenant on continue les débrayages et les arrêts de production. Il y a une défiance totale envers la gouvernance d'Hennessy », réagit-il pour La Tribune.
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Les syndicats appellent à une nouvelle journée de mobilisation jeudi à Cognac, devant le siège de l'interprofession, afin de « demander une extension de l'AOC pour protéger l'embouteillage en Charente ».
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