Bataille de terrain. Et bataille administrative. Derrière les manifestations contre le modèle des mégabassines, les recours défilent dans les tribunaux pour tenter de les faire interdire. Une audience se tient ce 3 décembre devant la cour administrative d'appel de Bordeaux, autour du projet de la Coop de l'eau qui porte 16 réserves dans les Deux-Sèvres, dont celle de Sainte-Soline. Derrière les procédures se cachent des associations environnementales organisées dans chaque département épaulées par les antennes locales d'organisations nationales comme la Ligue de protection des oiseaux ou France Nature environnement.
Une lutte juridique très complémentaire aux mobilisations parfois violentes des opposants. Et qui apporte des décisions de justice variables d'un bassin versant à l'autre. Selon notre décompte, sur les 98 réserves de substitution en projet dans les départements de l'ex Poitou-Charentes, 56 ont vu leur autorisation validée en cour administrative d'appel ou en conseil d'État, principalement dans la Vienne. Quand deux dossiers, représentant un total de 15 réserves, ont été annulés en tribunal administratif, la première instance. Les réserves de deux syndicats d'irrigants au nord de la Charente-Maritime, dont cinq bassines avaient déjà été construites, ont été déclarées illégales en deuxième instance.