Clarins : L’amélioration des fondamentaux déjà intégrée dans la valorisation

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Encensé par les investisseurs l'année dernière, le titre Clarins peine à décoller depuis le premier janvier, à l'instar de l'ensemble des valeurs défensives. Après une progression de plus de 100 % en 1999, la valeur oscille en effet, depuis cinq semaines, entre 110 et 115 euros.Pourtant, les fondamentaux du groupe de cosmétiques sont prometteurs. La société fait déjà état d'une progression de 13 % de son chiffre d'affaires au cours du troisième trimestre par rapport à la même période de l'année dernière. Une augmentation qui s'ajoute à une hausse de 42 % à 24 millions d'euros de son résultat net semestriel. " Clarins bénéficie à la fois d'un marché en convalescence et d'une augmentation de ses parts de marché ", estime un observateur.Du coup, les prévisions sont optimistes. " Au vu des fondamentaux du groupe, l'objectif de 5 milliards de francs, soit 760 millions d'euros de chiffre d'affaire l'année prochaine annoncée par la direction, est complètement crédible ", conclut l'analyste. Et l'amélioration de la conjoncture en Europe, qui représente 69 % de ses débouchés, sera particulièrement favorable à Clarins en comparaison de ses concurrents, comme L'Oréal, encore survalorisé, selon plusieurs analystes, en dépit de sa récente correction. En attendant, la direction devrait annoncer, ce soir après la clôture des marchés, un chiffre d'affaires en hausse de plus de 13 % en 1999.Dans ce contexte, le relatif statu quo de l'action, depuis le premier janvier, s'explique tout d'abord par des motifs sectoriels. A l'heure où les investisseurs restent braqués sur les titres de croissance, tels que les valeurs des médias et des technologies, les défensives n'ont pas le vent en poupe. Par ailleurs, la nette amélioration des fondamentaux du groupe a déjà été intégrée par les marchés. La société, qui se paye plus de 35 fois son résultat prévu cette année, est désormais valorisée selon les standards du secteur.Enfin, tandis que les rumeurs de départ de la famille Courtin, qui détient les deux-tiers du capital, avait dopé le titre, en fin d'année dernière, l'action a perdu de son attrait spéculatif. " Une cession ne paraît définitivement pas à l'ordre du jour, ce qui confirme l'hypothèse selon laquelle la famille a à cœur de réussir le redressement de la couture Mugler et de procéder à de nouvelles acquisitions avant d'envisager une cession, qui reste néanmoins probable à moyen terme ", indique un bureau d'analyse. Le redressement des comptes de l'entreprise pourrait par conséquent ne pas être encore achevé.

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