Valérie Plagnol (HSBC CCF) : "L'intervention doit être relayée par les fondamentaux"

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L'euro semble marquer le pas en milieu d'après-midi : cela remet-il en cause le succès de l'intervention conjointe des banques centrales ?Le repli de la monnaie unique par rapport à ses plus hauts du jour n'est pas réellement inquiétant : il reflète des prises de bénéfices naturelles après une appréciation de plus de 3% de l'euro contre le dollar et le yen.Jugez vous que l'intervention a été effectuée au bon moment ?Les banques centrales internationales ont agi avec adresse, profitant de l'attentisme dans lequel était engagé le marché des changes avant la réunion du G7. Ce faisant, l'intervention a eu un impact maximum.A plus long terme, pensez vous que cette intervention donnera à l'euro un élan suffisant pour poursuivre sa progression sur le marché des changes ?Historiquement, les interventions coordonnées ont fait la preuve de leur efficacité. Les banques centrales internationales, mêmes si elles n'interviennent plus directement, continueront de soutenir la monnaie unique, au moins dans leur discours. Cela devrait éviter une nouvelle dégringolade de l'euro. L'euro pourrait également bénéficier d'une détente des prix du pétrole. La hausse du baril a en effet tiré le dollar vers le haut en accroissant les besoins de billet vert, au détriment des autres devises internationales. L'utilisation des réserves stratégiques américaines pourrait à ce titre appuyer le rebond de la monnaie unique. Les marchés ont enfin besoin d'être rassurés sur les fondamentaux de l'économie européenne, qui a montré quelques signes de ralentissement au cours des derniers mois. Les prochaines statistiques de la zone seront examinées avec la plus grande attention !

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