Le point sur... les valeurs du CAC 40

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L'actuelle déconnexion entre la Bourse et les taux d'intérêt est-elle, selon vous, durable ?Tout d'abord, la visibilité s'étant récemment améliorée sur le front des rendements, de moins en moins d'investisseurs parient sur un nouveau dérapage des taux d'intérêt. Dans ce contexte, les marchés obligataires ne sont plus une menace pour les Bourses. Par ailleurs, les récents résultats annoncés par les sociétés, notamment françaises, sont bons et souvent supérieurs aux attentes. Ainsi, tandis que le rally des marchés a souvent été alimenté par l'apaisement des taux d'intérêt, comme lors du dernier rally obligataire, l'amélioration des fondamentaux, illustrée par l'essor actuel des bénéfices, a pris le relais des taux d'intérêt pour asseoir le récent essor de la cote. Enfin, l'évolution des indices est essentiellement motivée, ces derniers mois, par le thème de la « nouvelle économie ». Or ce nouveau paradigme s'accompagne d'une disparition des repères traditionnels de valorisation. Dans ce cadre, ce n'est plus l'arbitrage entre les actifs chers et les moins chers qui dicte l'évolution des marchés financiers. Du coup, l'évolution des marchés obligataires passe largement au second plan à côté des perspectives de croissance. Pour toutes ces raisons, la déconnexion entre les prix des obligations et des actions, s'il elle n'est pas éternelle, pourrait perdurer.La création des deux nouveaux indices technologiques de la Bourse de Paris va-t-elle modifier votre gestion ?La création de ces indices n'aura pas d'impact majeure sur les gestions indicielles classiques, mais suscitera l'avènement de nouveaux fonds technologiques adossés à ces deux benchmarks. Devraient en découler les mêmes effets secondaires qui touchent aujourd'hui le CAC 40, à savoir l'amplification des mouvements de cours à l'intérieur de ces indices. Toutefois, ce problème devrait progressivement s'atténuer, dès que la « nouvelle économie » ne sera plus le thème d'investissement quasi-exclusif des investisseurs de la Place, comme c'est encore le cas aujourd'hui.Malgré son positionnement de plus en plus marqué sur la « nouvelle économie », la valeur PPR est parmi les lanternes rouges du CAC 40 depuis le début de l'année. comment prévoyez-vous l'évolution de la valeur ?PPR est aujourd'hui un des très beaux titres de la cote. Son rally de l'année dernière est composé de deux étapes. La première, qui l'a conduit jusqu'à 200 euros, n'a été qu'un rattrapage largement motivé par les fondamentaux sains du groupe. La deuxième, lors de laquelle la valeur a avoisiné 270 euros, a été alimentée par le positionnement de plus en plus prononcé du groupe sur le thème de la « nouvelle économie ». C'est le dégonflement provisoire de ces espérances qui a suscité la dépréciation du titre depuis le début de l'année. Valeur de distribution avant tout, PPR se paye autour des ratios moyens de son secteur en France, c'est à dire assez cher. Toutefois, en alliant des fondamentaux solides et des relais de croissance crédibles, la valeur constitue un bon pari pour l'avenir.

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