Accès à Internet: T-Online et Wanadoo au plus bas
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Véritables chouchous des investisseurs en début d'année, les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) font aujourd'hui pâle figure sur les marchés boursiers. Jeudi, deux des leaders du marché européen - Wanadoo et T-Online - ont atteint des plus bas historiques en séance, respectivement à 17 et 23,45 euros. Les deux groupes, entrés cette année sur le marché boursier, sont aujourd'hui à des cours sensiblement inférieurs à leurs prix d'introduction (-13,1% pour T-Online et -10,5% pour Wanadoo).Les autres valeurs européennes du secteur ne sont pas logées à meilleure enseigne : Liberty Surf, engagé dans une troisième séance consécutive de baisse, chutait de près de 9% à la clôture; à l'étranger, l'allemand Freenet abandonnait 6,15%, l'italien Tiscali (qui a récemment annoncé le rachat de World On Line) perdait 1,47%, le britannique Freeserve plongeait de 4,85%.Pour expliquer ce repli groupé, les analystes mettent d'abord en exergue la morosité ambiante sur les marchés européens de valeurs high-tech. A Paris, l'indice du Nouveau marché abandonne par exemple près de 4% vers 17h. Les soubresauts de T-Online, premier FAI européen et référence boursière du secteur, exercent également un impact négatif sur les cours. La filiale Internet de Deutsche Telekom pâtit actuellement d'une vague de départs, à commencer par celui du président de son directoire, Wolfgang Keuntje, à la fin du mois d'août. Mercredi, c'est le responsable du marketing des produits, Ralf Eck, qui a jeté l'éponge. Des désaccords stratégiques croissants entre les dirigeants de T-Online et sa maison-mère seraient à l'origine de ces démissions.Autre facteur explicatif, selon un analyste, "le rachat de Spray par Lycos Europe s'est fait à des niveaux de valorisation relativement faibles, ce qui pèse sur le secteur Internet dans son ensemble". Lycos Europe a annoncé ce matin l'acquisition de son concurrent scandinave par échanges d'actions pour 674 millions d'euros. Les investisseurs font enfin preuve d'un scepticisme croissant sur la capacité des FAI à dégager des bénéfices. Les forfaits accès plus communications, qui s'imposent rapidement auprès des utilisateurs, contraignent en effet les FAI à faire évoluer leur modèle économique vers la publicité et le commerce électronique. Abonnements et connections, qui constituaient auparavant leur principale source de revenu, croissent aujourd'hui de façon plus limitée.
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