Confiance en baisse dans l'Union européenne

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Les signes témoignant de la relative morosité de la conjoncture économique européenne continuent de se multiplier. Dernier en date, l'indice de confiance économique publié mardi matin a fléchi à 101,7 points en mai dans la zone euro, soit un recul de 0,4 point par rapport au mois d'avril, selon la Commission européenne.Pour l'ensemble des quinze pays de l'Union, cet indice de confiance est passé de 102,0 en avril à 101,6 en mai, soit un recul identique à celui de la zone euro. Il s'agit de la cinquième baisse consécutive de cet indice qui avait atteint un pic de 104,6 points au second trimestre 2000 dans la zone euro.Autre évolution préoccupante : celle des prix à la production industrielle. Ces derniers ont augmenté de 0,3% en avril par rapport à mars dans la zone euro et de 0,2% dans l'Union européenne, selon les chiffres publiés mardi par l'Office européen des Statistiques, Eurostat. Les prix avaient augmenté de 0,1% en mars par rapport à février dans la zone euro et étaient restés stables dans l'UE.Par pays, l'Allemagne (+0,5%), la Finlande et la Suède (+0,4% chacune), ainsi que la France (+0,3%) ont enregistré des hausses supérieures à la moyenne de l'UE. Les prix ont baissé au Royaume-Uni et au Luxembourg (-0,4% chacun), aux Pays-Bas (-0,3%), au Portugal (-0,2%) et en Espagne (-0,1%). En variations annuelles, les prix à la production industrielle ont progressé en avril dernier de 4,1% dans la zone euro par rapport à avril 2000 et de 3,6% dans l'Union, a précisé Eurostat.Dans ce contexte, il n'est guère étonnant que le président de l'Eurogroupe - les ministres de Finances des pays de la zone euro - Didier Reynders, ait reconnu mardi que les "chocs extérieurs sont probablement plus importants qu'annoncé" pour la zone. Parmi les motifs "d'inquiétude", le ministre a relevé le ralentissement économique aux Etats-Unis et au Japon ainsi que les prix du pétrole."A court terme, l'évolution économique est moins robuste que nous ne le croyions, même si cette évolution reste positive", a assuré M. Reynders devant la presse à Luxembourg, en rendant compte d'une réunion la veille des ministres des Finances des 12 pays de la zone euro. Selon lui, néanmoins, "le potentiel de croissance de la zone euro reste fort sur le moyen terme".Même tonalité chez le ministre français de l'Economie Laurent Fabius, pour qui le ralentissement économique dans la zone euro est "désormais incontestable". S'exprimant lui aussi à Luxembourg, Laurent Fabius a affirmé que "nous devons rester vigilants face aux incertitudes qui affectent l'environnement international". Selon lui, "le ralentissement américain et la stagnation japonaise exercent toujours leurs effets sur l'économie européenne". Sans oublier le "handicap supplémentaire" que constitue le maintien de prix du pétrole élevés. Toutefois, pour le ministre français, "l'economie de la zone euro bénéficie toujours d'atouts qui devraient exercer progressivement des effets durables", dont l'assainissement en cours des finances publiques. "En résumé, a-t-il dit, ces éléments doivent nous inciter à garder notre sang froid, à ne pas sur-réagir et à maintenir le cap que nous nous sommes fixé, même si nous constatons un ralentissement désormais incontestable".latribune.fr, avec AFP

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