Jospin plaide pour un gouvernement économique de la zone euro

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A côté de sa vision sur l'évolution des structures politiques de l'Union européenne (voir ci-contre), le Premier ministre, qui intervenait au moment où la crise qui affecte les Etats-Unis depuis la fin 2000 touche de plein fouet l'Europe, a largement détaillé les thèmes économiques et sociaux de la construction européenne. C'est ainsi qu'il déclare souhaiter la création d'un "gouvernement économique de la zone euro" et d'un "fonds d'action conjoncturelle" destiné à aider les Etats de l'Union européenne à faire face aux "turbulences" mondiales. Pour Lionel Jospin, "l'Europe a besoin de plus de solidarité économique". Le Premier ministre estime que la coordination des politiques économiques au sein de l'UE "doit être considérablement accrue". Lionel Jospin propose notamment que "tout Etat membre consulte en amont ses partenaires et tienne compte de leur recommandation avant de prendre une décision ayant des conséquences globales sur la zone".Afin de pallier les effets des soubresauts d'une économie mondialisée, le chef du gouvernement prône "la création d'un fonds d'action conjoncturelle auquel chaque Etat serait éligible, qui permettrait de soutenir tout pays membre frappé par les turbulences économiques mondiales". Il a également déclaré que les Etats membres devaient "s'attaquer enfin aux comportements qui attentent à l'intérêt général européen". Lionel Jospin a notamment souligné que la lutte contre le "dumping fiscal" était une "priorité immédiate". "A terme", a-t-il ajouté, "une harmonisation globale de la fiscalité des entreprises est nécessaire." Lionel Jospin s'est aussi prononcé pour une harmonisation des conditions de travail des salariés de l'UE "vers le haut" et la création des "conditions d'un dialogue social avec les syndicats à l'échelle européenne". "Un véritable droit social européen fixant des normes communes ambitieuses doit être édifié, notamment en matière d'information et de participation des salariés dans la vie des entreprises, de droit des licenciements, de lutte contre le travail précaire et de politique salariale", a-t-il expliqué. "Notre perspective doit être celle d'un traité social européen."latribune.fr avec l'AFP

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