Derniers conciliabules avant la réunion de l'Opep

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A Vienne, à la veille de la réunion de l'Opep, il est désormais acquis que le cartel des pays producteurs de pétrole va annoncer une nouvelle réduction de sa production après celle de 1,5 million de barils par jour décidée en janvier et entrée en vigueur le 1er février. Mais une question divise les membres du cartel et agite les marchés: quelle sera l'ampleur de cette baisse ? Selon les dernières déclarations, il semblerait que l'on s'achemine vers une réduction comprise entre 750.000 et un million de barils par jour (mbj).Si l'Opep veut fermer un peu plus ses vannes, c'est pour faire face à la traditionnelle baisse de la demande mondiale au second trimestre, consécutive à la fin de l'hiver. A cette situation récurrente, viennent s'ajouter cette année le ralentissement économique américain et les difficulés japonaises qui pourraient se répercuter à l'ensemble de l'Asie. Dans ce contexte, l'Opep, qui a déclaré à maintes reprises, sa volonté de maintenir le prix du baril autour de 25 dollars, doit trouver un réglage fin qui lui permette d'assurer ce niveau de cours relativement élevé sans tomber dans l'écueil de l'été dernier. Chaque année au troisième trimestre, les pays consommateurs sont en pleine phase de restockage, la demande remonte et une production trop faible aurait pour conséquence immédiate une flambée des prix. Pour prendre leurs décisions, les pays de l'Opep disposent d'un certain nombre d'indicateurs. Hier, l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) a de nouveau révisé en baisse de 0,2 million de baril par jour (mbj) la demande pétrolière pour l'ensemble de l'année 2001 à 76,8 mbj. Autre signe, envoyé cette fois par les marchés, les cours du pétrole sont passés sous la barre des 25 dollars. A Londres, en début de soirée, le Brent de mer du Nord pour livraison en avril valait 24,20 dollars.Reste une interrogation majeure: quelle sera l'attitude des pays non-Opep ? Ce matin, la Norvège a fait savoir qu'elle n'avait pas "actuellement de projet concret de réduction de sa production pétrolière". latribune.f

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