Asterop offre des outils de simulation à la grande distribution

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Si un groupe comme Conforama a accepté d'essayer la solution de la petite start-up grenobloise, c'est qu'il rêve secrètement qu'elle puisse répondre à une de ses principales problématiques: l'optimisation de son réseau de distribution. Déterminer la zone d'implantation d'un magasin, prévoir un potentiel de chiffre d'affaires, c'est sur ces promesses qu'Asterop espère maintenant séduire ses clients, quelques jours après avoir convaincu pour la troisième fois ses investisseurs.A la croisée des chemins de la géographie et de la statistique, Asterop se définit comme le spécialiste de la " géo intelligence " qui croise des données sociologiques (sur des populations, par exemple), avec des caractéristiques géographiques. Le système permet ainsi au distributeur, en fonction de ses objectifs marketing, de déterminer les zones d'implantation les plus favorables et les actions commerciales les plus pertinentes. Asterop met sa solution à disposition à partir d'un simple navigateur Internet. Parmi ses clients phares annoncés par le groupe, figure Conforama, (groupe Pinault Printemps Redoute). Née en février 1999, la start-up a levé 10 millions d'euros début mai. Pour ce troisième tour de table, la société a recruté un actionnaire industriel, Accenture, au côté des partenaires historiques, Air Liquide Ventures et Turenne Capital. L'arrivée d'argent frais va servir d'une part au développement technologique mais surtout à assurer le développement commercial de la société, qui a enregistré un montant de commandes modeste de 7,5 millions de francs en 2000. Accenture devrait jouer un rôle crucial pour Asterop. L'entrée au capital du géant du conseil s'accompagne d'une série d'accords commerciaux, selon lesquels " les consultants du groupe préconiseront la solution Asterop au niveau national et international ", précise son PDG et fondateur Christophe Girardier.Autre tournant en 2001 : Internet. Pour l'instant, la start-up tire 80% de son chiffre d'affaires de la version intranet de sa solution, par essence plus compliquée à mettre en place. Asterop, qui vise en 2001 un chiffre d'affaire compris entre 8 et 9 millions d'euros, va mettre l'accent sur ses offres en ligne et disponibles via ASP, qui cible un plus large éventail de clients. Le site Internet, pour l'instant gratuit, enregistre " entre 20.000 et 30.000 transactions par mois ".A l'heure où les start-up délaissent l'international, Asterop fait des Etats-Unis et du Japon des terrains de conquête. " Une fois que le produit est au point, l'implantation dans une autre zone géographique n'est pas très chère ", justifie Christophe Girardier. " Le marché américain présente l'avantage d'être très atomisé ", explique-t-il. Pour l'instant le bureau ne compte que 3 personnes et l'effectif devrait être porté à 20 salariés prochainement. Les solutions seront commercialisées grâce à des partenariats avec des intégrateurs de solutions technologiques locaux. Au Pays du Soleil levant, Asterop est tombé sur une aubaine. Tout d'abord, le marché est fertile dans la mesure où " 75% des PME de plus de 50 salariés utilisent Internet comme outil de travail ", se réjouit le fondateur. Mais surtout, Asterop sera commercialisé par une société locale, Kokusai Kogyo co, qui a misé 25 millions de francs en marketing pour promouvoir la solution.

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