Disney supprime 4.000 emplois à travers le monde

Tout n'est pas toujours merveilleux dans le monde de Walt Disney. 4.000 salariés du groupe vont devoir en faire l'expérience après la décision de l'entreprise de réduire de 3,3% l'effectif total du groupe, propriétaire de parcs d'attractions et des réseaux de télévision ABC et ESPN. Dans un courrier électronique transmis à l'ensemble des employés, Michael Eisner, PDG de Walt Disney, justifie cette décision: "notre groupe a grandi rapidement sur les deux dernières décennies. Nous ne pouvons pas nous reposer sur nos succès, nous devons affronter les défis de plus en plus importants d'un environnement économique plus ralenti", écrit-il. Le groupe va encourager les départs volontaires. Toutefois, si ces derniers n'étaient pas suffisants, alors le groupe prendrait des mesures de licenciement, indique Michael Eisner. Le PDG de Disney rappelle qu' "au cours des derniers mois, le groupe Walt Disney a entrepris toute une série de mesures pour aider à atteindre des objectifs de croissance profitable à long terme". Mais, souligne-t-il, ces mesures n'ont pas été suffisantes en raison notamment de l'aggravation de la situation économique. Avec ces coupes claires dans les effectifs, Disney espère économiser entre 350 et 400 millions de dollars par an. Pour financer ce plan, le géant américain va provisionner une charge exceptionnelle de 250 millions de dollars sur ses comptes des troisième et quatrième trimestres. Cette somme s'ajoute aux 800 millions de dollars de provisions déjà passés dans les comptes du second semestre pour assurer la restructuration des activités Internet de Disney. Elles avaient les été les premières à faire les frais des efforts de rationalisation du groupe. En janvier, Disney avait notamment décidé de fermer son portail Go.com et supprimé 400 emplois. Disney maintient ses objectifs financiers pour son exercice 2001 qui s'achève en septembre. Malgré le ralentissement économique, qui affecte les rentrées publicitaires mais pourrait aussi toucher les activités tourisme du groupe de Burbank, Michael Eisner table toujours sur une croissance à long terme de 13 à 15% de son Ebitda ( résultat d'exploitation avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement). Au premier trimestre de l'exercice 2001 (octobre-décembre 2000), Walt Disney a enregistré un bénéfice net pro forma de 366 millions de dollars, en hausse de 23% par rapport à la même période de l'année précédente. latribune.f

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