Les groupes électroniques japonais prudents en 2001

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Le ralentissement qui affecte le marché des semi-conducteurs a commencé au Japon en automne dernier et devrait se poursuivre en 2001. Hitachi et Toshiba, deux groupes électroniques qui publient aujourd'hui leurs résultats annuels, ont profité de l'explosion du marché en 2000 pour nettement accroître leur bénéfices. Mais pour l'exercice fiscal 2001/02, ils s'attendent à une baisse de leurs profits. Toshiba est sorti du rouge en 2000. Le conglomérat électronique, qui est notamment le premier fabricant japonais de puces, a annoncé un bénéfice net consolidé de 96,17 milliards de yens (880 millions d'euros) pour 2000/01 contre une perte de 32,9 milliards sur l'exercice précédent, en ligne avec des prévisions revues à la baisse en février dernier, suite à une soudaine diminution de la demande de puces et de PC, les principaux marchés du groupe. Hitachi, de son côté, publie un bénéfice net de 104,38 milliards de yens (960 millions d'euros) inférieur aux prévisions qui portaient sur un bénéfice de 125 milliards de yens (1,15 milliard d'euros), en raison de la baisse de la demande sur les puces et le matériel électronique. Globalement en 2000, le bénéfice d'exploitation du groupe a progressé de 96% par rapport à 1999, à 342,31 milliards de yens (3,14 milliards d'euros). Pour l'exercice en cours, les deux fabricants prévoient des bénéfices inférieurs aux niveaux enregistrés en 2001. Toshiba attend une baisse de ses profits à 60 milliards de yens (550 millions d'euros) et s'apprête à réduire ses dépenses dans sa division de fabrication de puces électroniques, pour se focaliser sur un marché plus porteur, la conception d'écrans à cristaux liquides. Il a d'ailleurs passé un accord de partenariat avec Matsushita. Quant à Hitachi, il anticipe un bénéfice net inférieur de 13,5% au niveau atteint en 2000, à 90 milliards de yens (830 millions d'euros), du fait de la baisse des marchés du PC, des télécommunications et autres appareils électroniques.Hier, NEC, autre géant de l'électronique japonaise avait déjà abaissé ses prévisions 2001 de 24% en raison du contexte économique devenu "extrêmement difficile" et annoncé la fermeture de deux usines. Le groupe informatique Fujitsu s'est également montré prudent pour l'exercice en cours, en prévoyant d'ores et déjà une baisse de ses investissements. latribune.f

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