Vodafone se renforce au Japon et en Espagne

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Deux jours après avoir confirmé discuter du projet, Vodafone et BT ont conclu ce matin la reprise par Vodafone de l'ensemble de ses participations japonaises et espagnoles, pour un total de 4,8 milliards de livres (7,7 milliards d'euros). Vodafone, numéro un européen de la téléphonie mobile, détiendra désormais directement 45% de Japan Telecom, contre 25% auparavant, et verra surtout sa participation dans la filiale mobile de Japan Telecom, J-Phone, passer de 26 à 46%. Le britannique met également la main sur 4,9% des filiales régionales de J-Phone, affirmant ainsi sa position sur le marché japonais de la téléphonie mobile. Et le groupe affiche désormais clairement ses ambitions sur le marché japonais, le premier au monde pour l'usage du téléphone mobile, face au leader incontesté, NTT DoCoMo. "Notre premier objectif est de devenir le deuxième plus gros opérateur (au Japon). Ensuite nous ferons monter la pression pour créer des difficultés à DoCoMo dans tout le Japon", a expliqué à Tokyo Chris Gent, le PDG de Vodafone, en estimant que le "Japon est l'un des marchés des télécommunications les plus importants et les plus excitants". Après l'acquisition des parts de BT, les investissements de Vodafone sur le marché japonais dépassent désormais 10 milliards d'euros.Parallèlement, le premier opérateur mobile européen reprend les 17,8% détenus par BT dans l'opérateur mobile espagnol Airtel. Vodafone possédait déjà 73,8% des parts depuis fin décembre, tandis que les espagnols Acciona et Torreal détiennent respectivement 5,4% et 3%. Pour financer ces opérations, Vodafone a lancé ce matin une augmentation de capital d'un montant de 3 milliards de livres (4,8 milliards d'euros), représentant environ 2% de sa capitalisation boursière totale. Le montant record de l'émission fait baisser le titre Vodafone à la Bourse de Londres : il perdait 3,52% en clôture mercredi à 199 pence. Et il a relancé les spéculations sur les prochaines cibles potentielles du groupe. Selon ABN-Amro, Vodafone pourrait s'intéresser rapidement à l'américain Verizon Wireless, augmenter sa participation dans China Telecom à 15%, ou acquérir la participation de BT dans Cegetel - auquel il est allié dans le portail de services Vizzavi.BT a annoncé de son côté que les cessions à Vodafone lui permettront de réduire de 4,4 milliards de livres le montant de sa dette, qui atteignait 30 milliards de livres fin 2000. L'objectif fixé par le groupe d'une réduction de 10 milliards de son endettement ne devrait pas remettre en cause le projet d'émission d'actions pour un total de cinq milliards de livres attendu dans les prochains jours.La vente des parts dans Japan Telecom, J-Phone et Airtel à Vodafone est le premier signe de la réorientation nette de BT à l'international après la démission, annoncée la semaine dernière, du président du groupe Iain Vallance.Ces participations étaient encore présentées comme stratégiques il y a quelques semaines. A la Bourse de Londres, BT cédait 1,17% en clôture à 592 pence.latribune.f

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