Tiscali perd son numéro 2

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"Nous avions constaté de nombreux désaccords sur mon rôle de directeur exécutif": c'est ainsi que James Kinsella, numéro deux de Tiscali, a expliqué à Reuters sa démission. L'ancien président du fournisseur d'accès néerlandais WorldOnline, racheté par Tiscali l'an dernier, ne quitte cependant pas l'opérateur, et il continuera à siéger au conseil d'administration au côté de Renato Soru, le fondateur et président du groupe.Après Terra -Lycos, dont la direction américano-espagnole a vu ses dissensions étalées au grand jour, Tiscali confirme donc que le processus de concentration engagé ces derniers mois sur le marché européen de l'accès Internet n'est pas sans poser des problèmes de management. La démission de James Kinsella intervient alors que Tiscali, devenu en moins de trois ans le numéro deux européen du secteur, doit achever l'intégration de ses deux principales acquisitions, WorldOnline et le français LibertySurf, racheté le mois dernier pour l'équivalent de 645 millions d'euros. Le rachat de WorldOnline, définitivement bouclé en décembre, avait atteint quatre milliards d'euros, payés en titres.A la Bourse de Milan, l'action Tiscali cédait 5,33% en fin de journée vendredi, à 18,66 euros. Les investisseurs, qui attribuent en partie à James Kinsella le crédit de l'internationalisation réussie de Tiscali, doutent de la capacité de Renato Soru à assumer seul la poursuite de la stratégie. Certains soulignent ainsi qu'il parle mal anglais et pas du tout français.Selon certaines sources internes citées par Reuters, les tensions entre Renato Soru et James Kinsella étaient apparues après le limogeage de plusieurs anciens cadres de WorldOnline, tandis que se multipliaient les critiques reprochant au fondateur de Tiscali de ne s'intéresser qu'aux liquidités de WorldOnline. Un trésor de guerre évalué à 1,5 milliard d'euros.L'avenir de James Kinsella au sein de Tiscali suscite également des interrogations. Le dirigeant a reconnu avoir déjà refusé deux offres d'emploi et son contrat ne l'empêche pas d'aller travailler pour la concurrence, même s'il affirme que cette perspective ne l'intéresse pas. Microsoft, où il a longtemps travaillé, aurait déjà repris contact avec lui.

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