Motorola tranche une nouvelle fois dans ses effectifs

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Après les mobiles et les semi-conducteurs, c'est au tour de la division Réseaux de Motorola de faire les frais du ralentissement de la croissance aux Etats-Unis. 4.000 emplois vont être supprimés dans cette activité et une charge exceptionnelle sera inscrite dans les comptes des premier et deuxième trimestres pour couvrir les frais de ces mesures. Le groupe américain, basé dans l'Illinois, estime "prendre des décisions difficiles mais stratégiques afin de rester compétitif dans une économie qui ralentit". Pour Edward D. Breen, président de la division Réseaux de Motorola, "ces compressions sont nécessaires pour améliorer la performance financière". Au total, depuis le mois de décembre, Motorola a annoncé 22.000 suppressions d'emplois, soit 15% de son effectif total de 147.000 personnes.Les difficultés de Motorola ne sont plus un mystère depuis quelques mois. A la fin de février, le groupe avait annoncé qu'il risquait d'accuser, sur les trois premiers mois de 2001, sa première perte d'exploitation depuis 1985, si le ralentissement économique américain se poursuivait. En janvier, il avait déjà tiré la sonnette d'alarme en expliquant que la chute des ventes de téléphones mobiles et de microprocesseurs ne lui permettrait pas d'augmenter son chiffre d'affaires par rapport à la même période de 2000 (à 8,8 milliards de dollars) et que le bénéfice par action, à 12 cents, serait inférieur de 40% à celui du premier trimestre de l'an dernier. Principale concernée par l'annonce d'aujourd'hui, la division Réseaux de Motorola comprend trois activités: les solutions pour l'administration civile, les télécommunications mondiales et les réseaux à haut débit. Ces trois secteurs représentaient au quatrième trimestre de 2000, un chiffre d'affaires de 4,5 milliards de dollars comparé à un chiffre d'affaires global du groupe de 10,1 milliards de dollars. Le marché des réseaux, tout comme celui des mobiles et des semi-conducteurs, souffre de l'effondrement du secteur des technologies de communications aux Etats-Unis. Exemple avec Nortel, le groupe canadien premier constructeur mondial de réseaux optiques sera dans le rouge au premier trimestre. Et pour l'ensemble de l'année, Nortel ne s'attend plus, désormais, qu'à une croissance de 10% de son bénéfice au lieu d'une progression de 30% précédement. Pour accroître sa rentabilité dans ce contexte défavorable, Nortel va porter à 10.000 le nombre des suppressions de postes au sein du groupe, dont 6.000 sont déjà effectives. latribune.f

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