Wall Street continue de souffrir

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Les indicesL'indice Dow Jones a terminé la semaine à 10466,31, après un gain hebdomadaire de 0,2 %. Le S&P a chuté de 0,9% en cinq jours à 1234,18. A 2117,63, l'indice composite du Nasdaq affiche une baisse de 96,4% depuis le lundi 26 février.La tendanceEn se livrant à son tour à une révision à la baisse de ses prévisions de bénéfices, jeudi soir, Oracle a achevé de démontrer qu'aucun des grands noms de la high tech ne serait épargné par le brutal ralentissement de l'économie américaine. Et les investisseurs n'ont pas pardonné au flamboyant P-DG Larry Ellison d'être porteur d'une si mauvaise nouvelle.Des multiples indicateurs macro-économiques rendus publics au cours de la semaine émerge toutefois une image relativement nuancée. La croissance au quatrième trimestre était encore plus faible qu'on l'imaginait (1,1%), l'industrie manufacturière est clairement en récession, et les licenciements se poursuivent à un rythme accéléré. Mais la consommation des ménages demeurent relativement solides, et les carnets de commandes, si l'on en croit l'association des directeurs d'achats, ont cessé de se dégarnir.Vu des marchés, cela pourrait signifier que la mesure des dégâts est enfin prise, les mauvaises nouvelles connues pour la plupart. Bref, selon certains experts, il n'est pas exclu que les grands indices se stabilisent dans les semaines qui viennent. Pour autant, ajoutent-ils aussitôt, plusieurs mois seront nécessaires avant qu'ils repartent franchement de l'avant.Les dix valeurs de la semaineC'est donc pour l'essentiel à Oracle que le Nasdaq doit sa dégringolade du jour. Le " profit warning " annoncé jeudi par le groupe californien lui coûte ce vendredi une chute de 21,05% à 16,875.Signe des temps, la semaine a également été marquée par la rumeur... d'une faillite imminente d'Amazon, à 10 dollars ce soir. Que le groupe ait été contraint à la démentir publiquement en dit long sur la dégringolade de sa performance boursière, mais aussi de sa réputation auprès des investisseurs.L'action de Yahoo chute également et l'exode de ses dirigeants se poursuit - le patron du Canada vient d'annoncer son départ. Résultat, le numéro un mondial de l'Internet a dévoilé jeudi une série de mesures destinées à le protéger d'une OPA hostile. Le titre termine la semaine à 21,6875.Hier Eldorado, le commerce électronique inter-entreprises (" B2B ") fait désormais peur aux analystes, qui se bousculent pour réviser à la baisse leurs recommandations. Commerce One (à 15,50), I2 Technologies (à 24,625) ou encore Siebel Systems (à 36,09375).Au chapitre grandeur et décadence, le spécialiste du stockage informatique EMC figure également en bonne place. Hier adulé par Wall Street, il perd aujourd'hui 10,5% à 38,40. Les investisseurs finissent même par douter de leur idole Jack Welch, le P-DG de GE (à 44,57), qui a retardé son départ à la retraite pour assurer le succès de la fusion avec Honeywell (à 44,79) et découvre que ce mariage n'a rien d'une sinécure.Mais les miracles existent encore. La chaîne de restaurants AFC a réussi ce vendredi son entrée en Bourse dans ce contexte épouvantable. Mis à prix 17 dollars, coté pour la première fois à 19,50, le titre termine la séance à 20,375.

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