Bonnes nouvelles en série pour l'économie américaine

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Les signes encourageants continuent à affluer aux Etats-Unis, qui semblent de plus en plus s'installer dans la croissance. Ainsi, la révision de l'indice de confiance des consommateurs de l'Université du Michigan pour mars à 95,7 (contre 95 précédemment et 90,7 en février) confirme que la consommation reste un pilier du rebond américain. On remarque particulièrement une nette amélioration de la confiance des consommateurs au sujet de la situation présente, qui passe de 96,2 en février à 100,4 en mars. Cette hausse de 5 points de l'indice du Michigan intervient deux jours après une hausse historique de 15 points de l'indice du Conference Board. Outre cette bonne nouvelle, on attendait l'indice d'activité des directeurs d'achat de la région de Chicago, qui donne généralement une bonne vision de l'indice national. Cet indice passe de 53,1 en février à 55,1 en mars. Une progression conforme aux attentes des analystes et qui est de bon augure, car si l'activité de l'industrie manufacturière s'améliore, l'investissement pourrait en profiter.Ces bons chiffres arrivent après une révision du PIB pour le quatrième trimestre 2001. Avec une croissance qui s'établit finalement à 1,7%, après deux premières estimations de respectivement 0,2 et 1,4%, il semble que la "récession" américaine n'ait été qu'un court intermède. Au troisième trimestre 2001, le PIB américain avait reculé de 1,3%. Peu d'économistes prévoyaient une nouvelle révision à la hausse et le consensus Reuters s'établissait à 1,4%, soit un chiffre inchangé par rapport à la précédente estimation. Sur un an, le PIB américain est en croissance de 1,5%, contre 4,1% en 1999 et en 2000.Ce nouveau chiffre montre que "l'effet 11 septembre" a bel et bien été annulé à la fin de l'année. Cette progression du PIB est la plus forte depuis le quatrième trimestre 2000 et rend plus réaliste encore le scénario dressé la semaine dernière par certains bureaux comme Morgan Stanley et Lehman Brothers d'une croissance du PIB de 4 à 5% en rythme annuel sur le premier trimestre 2002.La croissance du quatrième trimestre de l'économie américaine s'explique d'abord par une forte montée de la consommation personnelle (+6,1% sur le trimestre), ainsi que par la poussée de la consommation du gouvernement fédéral (+11,4%). L'essentiel de la révision du chiffre de la croissance provient, selon le Bureau fédéral d'analyse économique, d'une réévaluation des exportations de services.Les Etats-Unis sont donc de nouveau en période de croissance. Tous les indicateurs publiés pour février l'ont d'ailleurs confirmé. Dans une étude révélée ce matin par le Spiegel, le FMI aurait relevé sa prévision de croissance pour 2002 aux Etats-Unis de 1,4% à 2,2%. Il a en revanche abaissé sa prévision pour 2003, la ramenant à 3,4%, contre 3,8% précédemment. Néanmoins, il convient de garder la tête froide. Le risque d'un "effet W" de la croissance est avancé par certains économistes et l'économie américaine ne sera de nouveau sur les rails d'une croissance sûre que lorsque toutes les composantes de la demande finale, y compris l'investissement, seront solidement reparties. Actuellement, c'est presque exclusivement la consommation qui tire l'économie outre-Atlantique.Devant cette série de bonnes nouvelles, les marchés américains réagissaient à la hausse avant un long week-end de Pâques. A 16h30, le Dow Jones gagnait 0,59% et le Nasdaq 1,18%.latribune.f

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