L'effet Nissan dope Renault

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Renault pourra compter cette année encore sur sa filiale Nissan pour compenser sa moindre performance commerciale due à une gamme automobile vieillissante. Carlos Ghosn, directeur général de Nissan, que Renault détient à 36,8%, a en effet déclaré qu'il s'attendait à ce que Nissan enregistre des résultats records au titre de l'exercice en cours clos fin mars, tant au niveau de l'exploitation que du résultat net.Ces propos incitent à penser que les objectifs fixés par le constructeur nippon sur l'exercice 2001/02 pourraient bien être dépassés. Au moment de la publication de ses résultats semestriels, Carlos Ghosn avait indiqué que le bénéfice d'exploitation de Nissan augmenterait de 21% sur l'exercice pour s'élever à 350 milliards de yens pour un bénéfice net quasiment stable à 330 milliards de yens (lire article ci-contre). Ainsi, avec un an d'avance, le groupe japonais aura atteint les objectifs de son plan de redressement lancé en octobre 1999 et baptisé Nissan Revival Plan.Une nouvelle particulièrement bonne pour Renault qui, du fait du "décalage" de l'exercice fiscal de sa filiale, consolidera les résultats 2001/02 de Nissan dans ses comptes 2002. De quoi donner au constructeur français les moyens de conserver une marge opérationnelle positive cette année alors que 2002 s'annonce difficile pour l'automobile, notamment sur le marché ouest-européen. Les investisseurs ne s'y sont pas trompés et ont fait grimper le titre Renault de 2,49% à 49 euros à la clôture mardi. Un peu plus tôt la valeur avait atteint un nouveau plus haut de l'année à 49,11 euros.Déjà l'an dernier, Renault avait pu limiter le recul de son résultat net à 2,7%, soit un résultat de 1,05 milliard d'euros, grâce à Nissan dont la contribution au résultat de sa maison-mère a presque décuplé en un an. En revanche, plombé par la chute de ses ventes en Turquie et en Argentine, le groupe français a accusé une chute de 76% de sa marge opérationnelle en 2001, celle-ci ne dépassant pas 1,3% du chiffre d'affaires. Particulièrement prudent pour 2002, Louis Schweitzer, PDG de Renault entend "consolider les ventes" cette année et conserver "une marge opérationnelle positive".latribune.f

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