Shell lance une offre amicale sur Enterprise Oil

Le groupe pétrolier anglo-néerlandais Royal Dutch Shell a annoncé ce matin le lancement d'une offre amicale de reprise sur le britannique Enterprise Oil à 725 pence par action, ce qui correspond à un montant global de 3,5 milliards de livres (5,74 milliards d'euros). Shell reprendra également 800 millions de livres de dettes d'Enterprise Oil, portant le total de la transaction à 4,3 milliards de livres, a-t-il précisé dans le communiqué qui détaille cette initiative, qui contrecarre les visées du groupe italien Eni sur Enterprise Oil.Le prix proposé représente une prime de 15% sur le cours de clôture d'Enterprise Oil jeudi soir, avant la fermeture du long week-end pascal, et de 45% par rapport à début janvier, date à laquelle Enterprise Oil avait fait part d'approches de la part d'une tierce partie. "C'est un accord attractif qui offre une très bonne complémentarité pour Shell dans la Mer du Nord et soutient les engagements de croissance de Shell en Norvège", a déclaré Walter van de Vijver, membre du comité de la direction de Shell. Cette acquisition offre également des opportunités de croissance en Italie et renforce sa position au Brésil, a-t-il ajouté. Le rachat d'Enterprise Oil augmentera de 6% la production d'hydrocarbures du groupe anglo-néerlandais et ajoutera à ses réserves 1,5 milliard de barils de pétrole "pour un prix compétitif", précise le groupe, qui table sur des synergies annuelles de 300 millions de dollars (341 millions d'euros). Enterprise Oil est l'un des derniers producteurs indépendants britanniques et le plus gros. Un autre indépendant, Lasmo, avait été racheté par l'italien Eni début 2001. Ce dernier courtisait d'ailleurs également Enterprise Oil (lire ci-contre). Le patron d'Eni, Vittorio Mincato, avait indiqué fin mars qu'il était prêt à payer un peu plus de 6,2 milliards d'euros pour cette entreprise, en liquide. Mais il avait également précisé qu'il ne voulait pas lancer une offre d'achat hostile et qu'il ne proposerait pas une prime importante aux actionnaires, même en cas d'offre rivale. Début janvier, en révélant qu'il avait rejeté une offre de reprise non sollicitée sans consulter ses actionnaires, Enterprise Oil avait provoqué le mécontentement de ces derniers. Et lors de la présentation des résultats 2001 début février, le président d'Enterprise Oil, Graham Hearne, avait réaffirmé son désir de rester indépendant. latribune.fr, avec AFP

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