France Télécom chute sous les 25 euros

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Où s'arrêtera la chute de l'action France Télécom? La question peut se poser alors que le titre franchit de jour en jour des plus bas historiques. Mardi, il a pour la première fois terminé la séance sous son cours d'introduction de 27,75 euros. Et jeudi soir, il poursuit sa dégringolade en lâchant 9,12% à 24,50 euros, un nouveau plus bas. La barre psychologique des 25 euros, en ligne de mire au cours de la matinée, n'aura donc pas fait office de seuil de résistance.25 euros, c'est d'ailleurs à peu de choses près la valorisation qu'avance désormais Morgan Stanley. Le courtier américain a en effet revu à la baisse de 34 à 25,3 euros son objectif de cours pour l'opérateur. Pour se justifier, l'analyste met en avant la baisse de cours d'Orange, passé de 8 à près de 6 euros en un mois et les résultats décevants affichés par le groupe dans la téléphonie fixe. Une contre-performance qui a inquiété une grande partie de la profession.Il est vrai que si, dans la téléphonie mobile, Orange a affiché des performances commerciales réconfortantes au premier trimestre, l'ouverture du marché de la téléphonie fixe locale en France a eu des conséquences plus lourdes que prévu. Ainsi, le chiffre d'affaires de cette division a reculé de 4,5% à 4,8 milliards d'euros et surtout le groupe a perdu 11 points de part de marché en trois mois. "Il semble que les marchés ont sous-estimé l'impact de l'ouverture à la concurrence. Si France Télécom n'abaisse pas encore ses tarifs ou s'il ne relève pas encore le prix de l'abonnement, la stabilisation du chiffre d'affaires dans la téléphonie fixe, que l'on attendait cette année, ne se produira pas avant l'an prochain", explique Laurent Balcon de Global Equities contacté par La Tribune (voir ci-contre).Par ailleurs, alors qu'un accord semblait en bonne voie sur le dossier MobilCom, des inquiétudes ont refait surface après les déclarations faites par le groupe mardi. "Nous n'avons actuellement rien à annoncer. Nous continuons les discussions avec Gerhard Schmid [le président de MobilCom: NDLR] et avec les banques et nous espérons aboutir à une solution dans les semaines à venir", a déclaré Jean-Louis Vinciguerra, le directeur financier (voir ci-contre). Dès lors, des rumeurs de prise de contrôle de MobilCom par l'opérateur français sont revenues au premier plan. Une éventualité qui n'arrangerait en rien l'endettement du groupe de Michel Bon, déjà bien lourd à plus de 60 milliards d'euros. Car France Télécom serait alors obligé de consolider 6 milliards d'euros de dettes en plus.Bref, face aux incertitudes qui entourent les perspectives du groupe et l'issue de son litige en Allemagne, le marché semble ne plus savoir quelle valorisation adopter. Un embarras qui se retrouve dans les opinions d'analystes. Car si Morgan Stanley estime le groupe bien valorisé à ses cours actuels, tandis que plusieurs bureaux d'analyse comme Goldman Sachs restent très prudents, d'autres considèrent en revanche que l'action conserve un potentiel de hausse. C'est notamment le cas de Fideuram-Wargny, dont l'objectif de cours est de 42 euros.La débâcle boursière dont souffre la maison-mère n'épargne pas les filiales. Orange, qui perd 5,47% à 6,05 euros, a touché un plus bas annuel (6,02 euros) un peu plus tôt. Et Equant plonge de 8,96% à 9,15 euros.

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