"Paris doit combler son retard dans la finance en ligne"

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"La Tribune". Le dégonflement de la bulle Internet paraît avoir donné un coup d'arrêt au développement Internet des activités de marché. Mais vous semblez persuadé que la finance en ligne reste un atout pour Paris.Arnaud de Bresson. La réflexion confiée par Paris Europlace au groupe de travail présidé par Paul Mentre s'inscrit dans le cadre de notre Plan d'actions stratégiques remis en mars. Parmi les neuf programmes d'actions prioritaires retenus, figure le renforcement de Paris en tant que "place financière électronique". Au-delà du dégonflement de la bulle Internet et du ralentissement des transactions financières sur Internet, nous avons constaté une sorte de paradoxe : la place de Paris a joué dans les années récentes un rôle de leader international dans le traitement électronique des opérations financières. Mais elle souffre d'un certain retard par rapport aux autres pays européens dans la pénétration de l'Internet et le développement des services financiers en ligne. C'est à ce retard que nous voulons apporter des solutions.Le courtage en ligne paraît sinistré. S'inscrit-il néanmoins dans votre plan d'action ?- La réponse est oui. Certes, nous constatons, sur 2001, une réduction de la part du courtage en ligne dans les transactions boursières, puisque celle-ci passe de 23 % en 2000 à 15,5 % fin 2001. Malgré ce recul, 90.000 nouveaux comptes ont été ouverts en 2001. Le courtage en ligne satisfait une partie de la clientèle, qui souhaite accéder aux marchés boursiers à moindre coût. L'un des objectifs centraux est de constituer, sur la place de Paris, des acteurs de dimension européenne. Aussi, nous nous félicitons du rachat de Consors par BNP-Paribas.Quelle est la priorité des recommandations définies par le groupe de travail ?- Outre les améliorations relatives à l'environnement réglementaire et fiscal, le groupe s'est fixé pour objectif de faire des propositions d'actions pour le développement de nouvelles initiatives. Parmi celles-ci, le développement des potentialités de la plate-forme Next-Warrants, mise en place en avril 2002 par Euronext, qui concerne une nouvelle ligne de produits pour les établissements bancaires de la place de Paris, constitue une vraie priorité.

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