Arcelor prépare un plan de réduction des coûts

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C'était dans l'air depuis un moment déjà, mais la nouvelle vient d'être confirmée. Le numéro un mondial de l'acier, Arcelor, né de la fusion de l'espagnol Aceralia, du français Arcelor et du luxembourgeois Arbed, prépare le premier plan d'économies de son histoire, afin d'améliorer sa compétitivité et d'endiguer les surcapacités de la production. L'annonce a été faite à l'issu du conseil d'administration qui s'est tenu au siège du groupe au Luxembourg.Ce plan se traduira par des fermetures d'usines, des licenciements, et une réduction des investissements. Avec à la clef : la suppression de plusieurs milliers d'emplois en Europe ces prochaines années, selon la Fédération Européenne des Métallurgistes. Première branche touchée: les "aciers plats au carbone", qui pèsent presque la moitié du chiffre d'affaires total (48%). Arcelor, qui estime les surcapacités de production de la division entre 2 et 2,5 millions de tonnes par an, prévoit "l'arrêt progressif de capacités non concurrentielles", précise le communiqué, qui indique que la mesure induira la fermeture des hauts fourneaux dit "continentaux". Globalement, le groupe veut se concentrer en bord de mer afin d'éviter les surcoûts du transport de la production des sites éloignés des ports, estimé de 15 à 20 euros par tonne.En clair, le premier groupe d'acier mondial va arrêter ses investissements dans les usines allemandes de Brême, et d'Ekostahl à Eiseinhüttenstadt entre 2004 et 2006. Les investissements seront stoppés en Belgique, (à Liège) entre 2005 et 2006 et sur certains sites français entre 2009 et 2010. Dans l'Hexagone, 1.550 emplois, sur un total de 4.000, sont d'ores et déjà concernés, a confirmé une porte-parole du groupe. De source syndicale, on estime que le site de l'Ardoise à Laudun (Gard) "est bien mal en point et pourrait faire l'objet d'un arrêt de son activité"."Ce n'est pas une nouveauté, le groupe veut réduire ses coûts en réduisant les coûts de transports et en transférant la production sur les sites de Dunkerque (Pas-de-Calais) et de Fos sur Mer (Bouches-du-Rhône)", a relevé un syndicaliste du groupe interrogé à Paris par Reuters.Le secteur "produits oxydables" sera également touché. Arcelor prévoit des mesures de "concentration" de sa production, "notamment par la construction d'une nouvelle aciérie en amont du train à bandes de Carlam, à Charleroi (Belgique)", précise le communiqué. Actuellement, le groupe emploie 106.000 personnes. Des précisions sur le nombre de postes touchés pourraient être communiquées à l'issue d'une réunion que la direction doit tenir sur l'ensemble des sites, a précisé un syndicaliste.

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