VU négocierait la vente de VU Games aux Etats-Unis

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Empressé de se désendetter, Vivendi Universal chercherait actuellement un acquéreur pour sa branche jeux vidéo, logée au sein de Vivendi Universal Games, selon des informations publiées par le Financial Times et par l'AFP. Jusque là, le groupe envisageait seulement une mise en Bourse d'une partie du capital de VU Games. Les sources rapportées par la presse affirmaient en octobre dernier que VU voulait conserver entre 51 et 60% du capital, et lever ainsi 800 millions d'euros. Une somme qui valorisait la société entre 1,5 et 2,5 milliards d'euros.Mais le dernier trimestre 2003 a laminé plusieurs éditeurs de jeux vidéo américains, qui ont tour à tour lancé des "profit warning". Cela a notamment été le cas d'Activision et de THQ, tandis qu'Acclaim a révélé par surprise de fortes pertes pour la fin de l'année 2002 il y a quelques jours. D'autant qu'aucun ne s'est montré optimiste pour 2003 (lire ci-contre), sauf Electronic Arts qui s'est une nouvelle fois taillé la part du lion. Ces annonces ont donc jeté un froid sur l'ensemble du secteur aux Etats-Unis. C'est pourquoi, face à cette mauvaise conjoncture boursière, Barry Diller, le patron de Vivendi Universal Entertainment, qui chapeaute également les jeux, s'est mis à étudier l'hypothèse d'une cession pure et simple.VU voudrait tirer 1,5 milliard d'euros de VU Games, selon le FT. Pour l'AFP qui cite sans le nommer un dirigeant du secteur, la mise en vente aurait plutôt été établie à environ 1,3 milliard d'euros. Parmi les acquéreurs potentiels, le quotidien évoque EA et Microsoft, ce dernier ayant déjà été approché par VU. Les deux groupes ont en effet une stratégie ambitieuse dans le secteur et une bonne santé financière, leur permettant de sortir le cash nécessaire. Mais jusque là, EA aussi bien que Microsoft se concentraient plutôt sur l'acquisition de studios de taille plus modeste.Ces informations viennent après le point fait par VU sur son endettement à fin décembre. Sans surprise, le groupe dirigé par Jean-René Fourtou a annoncé une dette nette de 13 milliards d'euros, contre 35 milliards en juin dernier. Aurel Leven note pour sa part qu'il attendait 13,8 milliards d'euros, et que cette différence pourrait présager d'une bonne nouvelle en matière de cash-flow. En tout cas, le programme de cession n'est pas terminé. En 2003, VU doit finaliser les cessions de C+ Technologies (190 millions d'euros), Telepiù, Express-Expansion et Comareg (320 millions pour les deux dernières). A Paris, le titre VU perd 3,41 %, à 17 euros, à la clôture.

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