Unilever ne s'inquiète pas des effets de la guerre en Irak

 |  | 360 mots
Lecture 2 min.
A l'heure où les troupes de la coalition américano-britannique marchent sur Bagdad, il n'est pas question pour les dirigeants (ou les porte-parole) d'entreprises de s'exprimer sans évoquer les conséquences de la guerre pour leur groupe. C'est donc tout naturellement qu'Howard Green, le responsable des relations investisseurs d'Unilever, en est venu à évoquer ce sujet, lors de la conférence téléphonique concernant les attentes de sa société pour le premier trimestre et l'exercice 2003. Et sur ce point, il n'a pas fait part d'inquiétudes particulières."A ce stade, nous ne voyons pas d'impact sur le premier trimestre ou sur les perspectives pour l'ensemble de l'année", a-t-il déclaré. Les prévisions annuelles ont donc été maintenues. Le groupe vise toujours une croissance du chiffre d'affaires de 5 à 6% pour ses 400 premières marques et une amélioration du bénéfice par action d'un peu plus de 10%, hors exceptionnels et survaleurs.Dans le contexte actuel, marqué par les incertitudes, ce type de discours aurait normalement dû rassurer nombre d'investisseurs. Pourtant, l'action a brutalement décroché et perd plus de 6% (53,10 euros) en fin de journée.C'est que les observateurs sont allés regarder un peu plus en détail les chiffres avancés par Unilever. Et, si les prévisions annuelles ont bien été maintenues, le démarrage de l'année 2003 leur paraît un peu trop lent, que ce soit sur le plan des résultats ou des ventes.Concernant les ventes des 400 premières marques du groupe, la croissance sur le premier trimestre (dont les comptes seront publiés le 2 mai) devrait se situer entre 4 et 5%. Un chiffre inférieur à la prévision annuelle et d'autant plus décevant que les analystes s'attendaient à un début d'année dynamique avec un chiffre d'affaires en hausse de 6,5 à 7,3%.Dans ces conditions, les résultats à court terme ne devraient pas non plus réserver de bonne surprise. Pour atteindre son objectif de croissance bénéficiaire de plus de 10% sur l'année, Unilever devra batailler ferme sur les neufs derniers mois. Car au premier trimestre, la progression du bénéfice par action ne devrait être "que" de 5%...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :