Pas d'entrée en Bourse pour Neuf Telecom en 2004

Neuf Telecom ne devrait pas entrer en Bourse en 2004. Son président, Robert Louis-Dreyfus, a repoussé l'idée que cela puisse avoir lieu dans un futur proche. La date évoquée de 2004 semble donc être repoussée. Interrogé sur cette possibilité pour 2005, son président a répondu "peut-être". Par ailleurs, les résultats de 2003 sont en ligne avec les attentes de l'entreprise et connaissent une nette progression."Au dernier conseil d'administration, personne ne voulait sortir du capital, donc la demande d'entrée en Bourse n'avait plus la même priorité", a indiqué Robert Louis-Dreyfus. De son côté, "le groupe Louis-Dreyfus a vocation à rester actionnaire de référence de Neuf Telecom. Il n'y a aucune urgence à aller en Bourse, les actionnaires de Neuf Telecom ne sont pas pressés de sortir du capital". Le groupe Louis-Dreyfus est le principal actionnaire de l'opérateur télécom avec 42% de ses parts.Les dirigeants du groupe mettent en avant les 408 millions d'euros de trésorerie disponible à la fin 2003 pour lui permettre d'assurer les investissements nécessaires au développement de son réseau et à la conquête de clients dans la téléphonie et le haut débit. Robert Louis-Dreyfus rappelle que "en 2005, nous serons bénéficiaires au niveau du résultat net. De plus, le marché est plus ouvert depuis la réintégration de Wanadoo au sein de France Télécom. Seul Iliad (un autre opérateur de télécommunications alternatif, maison-mère de Free, Ndlr) est coté, il y a donc de la place pour un autre groupe".Côté résultats, Neuf Telecom a annoncé une perte net annuelle 2003 de 27 millions d'euros, divisée par trois par rapport à celle de 2002 (83 millions). Le chiffre d'affaires a augmenté de 80% (992 millions d'euros contre 551 millions en 2002) et le nombre de clients est passé de 1 million l'an dernier à 1,5 million. Pour le directeur général, Jacques Veyrat, "la stratégie de l'entreprise est de construire une alternative à France Télécom".Enfin, revenant sur l'échec des négociations à propos d'une fusion avec le secteur de téléphonie fixe de Cegetel (lire ci-contre), Robert Louis-Dreyfus a révélé que son groupe avait décidé de ne pas donner suite à une proposition de rapprochement qui lui aurait donné 65% du capital du nouvel ensemble. "Nous pensons pouvoir grandir très vite. Une fusion aurait pu entraîner des plans sociaux et peser sur la croissance." Pour 2004, Neuf Telecom vise ainsi une croissance de son chiffre d'affaires comprise entre 15% et 20% pour un bénéfice avant impôts d'environ 90 millions d'euros.

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