PeopleSoft rejette la nouvelle offre d'Oracle

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Inlassablement, le bras de fer continue entre Oracle et PeopleSoft. Le conseil d'administration de ce dernier vient de faire savoir qu'il rejetait à l'unanimité la dernière offre d'achat faite par Oracle la semaine dernière. Plusieurs mois après le début des hostilités, PeopleSoft campe sur ses positions. Pourtant, Oracle a relevé de 33% le montant de son OPA, à 26 dollars par action, le tout payable en cash, soit un montant total de 9,4 milliards de dollars. Cela représente une prime de 14,2% sur le cours de clôture de vendredi de PeopleSoft.Raisons invoquées par PeopleSoft: le projet d'Oracle ne répond ni à l'intérêt financier ni à l'intérêt industriel du groupe. Le conseil d'administration a répété une nouvelle fois dans son communiqué que l'offre d'Oracle ne reflétait pas "la valeur réelle de l'entreprise". Autre argument: en reprenant PeopleSoft, le prédateur aurait simplement l'intention de supprimer un concurrent, un projet à contre courant des intérêts de la société, de ses clients et de ses actionnaires. Surtout, pour PeopleSoft qui freine des quatre fers, le projet n'a aucune chance de recevoir l'accord des autorités de la concurrence américaines et européennes. Oracle attend une réponse du département de la Justice (DoJ) le 12 mars prochain, date de clôture de l'offre. L'assemblée annuelle des actionnaires de PeopleSoft est prévue pour le 25 mars prochain. De fait, le nombre d'obstacles qu'Oracle doit surmonter laisse sceptique quant à la faisabilité du projet. Pour preuve, le cours de PeopleSoft n'atteint même pas 23 dollars, soit 3 dollars de moins que l'offre. C'est dire que les investisseurs trouvent l'opération très risquée. Tout d'abord - tous les analystes l'affirment - il semble que les autorités de la concurrence constituent une barrière d'importance. Il faut dire que le rachat du troisième éditeur de progiciels par le numéro deux ne serait pas sans poser des problèmes de concurrence. Autre problème en cas de reprise de PeopleSoft: les pilules empoisonnées disséminées par ce dernier. Dans cette hypothèse, Oracle pourrait être amené à rembourser la garantie aux clients proposée par PeopleSoft, ce qui coûterait 1,5 milliard de dollars. A New York, le titre Oracle cède 0,37% à 13,37 dollars, tandis que PeopleSoft recule de 1,98% à 22,39 dollars une heure après l'ouverture.

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