Le marché automobile français a souffert en juillet

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Simple coup de frein ou tendance longue ? En juillet, les ventes de voitures particulières neuves en France ont baissé de 5,1% en glissement annuel pour s'établir à 159.857 immatriculations en données brutes selon le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). Le recul est légèrement plus modéré à nombre de jours ouvrables comparable (20 jours en juillet 2005 contre 21 jours en juillet 2004) puisqu'il s'élève à 0,3%. "Le marché de juillet a été favorable pour les ventes aux particuliers", a précisé le CCFA en soulignant que le pont du 14 juillet avait provoqué un fort ralentissement, 457 voitures seulement ayant été immatriculées le 15 juillet contre une moyenne quotidienne de 8.000 à 9.000. Ce ralentissement fait suite à un très bon mois de juin, période au cours de laquelle 223.397 voitures particulières avaient immatriculées. Le CCFA estime "naturel que s'opère un certain rééquilibrage du marché d'un mois sur l'autre". Les constructeurs français ont le plus souffert du ralentissement du marché. En glissement annuel, leurs ventes se sont repliées de 9,5% en juillet, leur part de marché reculant à 52,3% contre 54,9% en juillet 2004. Sur les sept premiers mois, elles ont crû de 1,4%, mais leur part de marché a aussi décliné, à 57,1% contre 58,7% un an plus tôt. PSA Peugeot Citroën a vu ses ventes baisser de 7,5% en juillet avec une part de marché réduite à 31,6% contre 32,4% l'an dernier. Les deux marques du groupe ont reculé, les immatriculations de Peugeot diminuant de 5,8% et celles de Citroën de 10,1% et ce malgré le lancement récent de nouveaucx modèles, Citroën C4 et Peugeot 1007 entre autres. Renault a également connu un mois de juillet délicat. Les ventes de la marque au losange ont chuté de 12,1%, la part de marché étant ainsi ramenée à 20,7% contre 22,4% en juillet 2004. Une fois de plus, les constructeurs étrangers tirent leur épingle du jeu, leurs ventes affichant une hausse de 0,3% à 76.216 unités, avec une part de marché de 47,7% contre 45,1% en juillet 2004. En difficulté récurrente depuis plusieurs mois, le groupe Volkswagen (marques VW, Audi, Seat, Skoda), a enregistré une hausse de 7,8% de ses ventes. Sur la lancée d'un premier semestre satisfaisant, celles de son compatriote, BMW, augmentent de 7,8%. Les ventes de Nissan, dont Renault détient 44% du capital, progressent de 7,6%. Quant aux ventes de Fiat, elles affichent une hausse de 2,2%. Enfin, les constructeurs américains accusent le coup et continuent de céder du terrain sur le marché français. General Motors et Ford enregistrent des chutes respectives de 19,9% et 10,5% de leurs ventes. Néanmoins, en dépit ce ce recul, le CCFA se veut rassurant sur l'état de santé du marché automobile hexagonal. Sur la période de janvier à juillet 2005, "le marché demeure bien orienté avec une progression de 4,2%". Au total, les immatriculations de voitures particulières s'élèvent à 1.287.600 unités contre 1.236.215 un an plus tôt.

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