Conseil d'administration sous tension pour sauver la fusion Suez-Gaz de France

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Le conseil d'administration de Suez qui se déroule aujourd'hui s'annonce délicat. Des administrateurs de Suez, troublés par la situation créée par la décision du Conseil constitutionnel, estiment que l'avenir du groupe ne peut être soumis aux aléas politiques. Ils demandent que d'autres solutions soient examinées. Jean-François Cirelli, PDG de Gaz de France, a écrit à Gérard Mestrallet, patron de Suez, lui répétant son soutien à leur projet de fusion.

Le conseil d'administration de Suez va se pencher cet après-midi sur le projet de fusion avec Gaz de France. Un conseil qui s'annonce difficile et décisif pour la suite de la fusion avec Gaz de France. Selon les informations de "La Tribune" parues jeudi, des administrateurs devraient demander lors du conseil des stratégies alternatives au projet de fusion initial entre Suez et Gaz de France.

Troublés par la décision du Conseil constitutionnel de repousser à partir du 1 er juillet le mariage entre Suez et Gaz de France, de plus en plus d'actionnaires s'interrogent sur les chances de voir aboutir ce projet. Les aléas politiques semblent en effet trop nombreux.

Reste que le "plan B" voulu par certains ne semble pas du tout à l'ordre du jour. Ni du côté de Suez ni du côté de Bercy. Selon "La Tribune", des scénarios alternatifs ont pourtant été travaillés pour tenter de contourner l'avis des sages du Conseil constitutionnel. L'idée d'une prise de participation directe pouvant aller jusqu'à 49% de Suez dans Gaz de France a notamment été évoquée. Sans suite toutefois.

D'autres évoquent la mise en place de participations croisées entre les deux groupes. Le quotidien britannique "Financial Times" indique que ce schéma permettrait à l'Etat d'avoir 20% de Suez et 51% de GDF dans un premier temps. En juillet, Suez monterait dans GDF et la part de l'Etat dans le nouvel ensemble se situerait alors autour de 34%, niveau prévu dans le projet initial. Un autre schéma serait également à l'étude: les banquiers du gazier opteraient pour une OPA de Gaz de France sur Suez, en maintenant la part de l'Etat au-dessus de 50% (contre 80% actuellement) indique de son côté "les Echos"

De fait, certains administrateurs prôneraient carrément l'abandon de la fusion. Le conseil de Suez pourrait se retrouver dans une situation assez proche de celle de 2003, à savoir quelle stratégie mener pour le groupe présidé par Gérard Mestrallet. La voix d'Albert Frère, premier actionnaire privé du groupe, risque de s'avérer une nouvelle fois prépondérante. Selon "La Tribune", l'homme d'affaires belge aurait eu des contacts très récents avec l'italien Enel.

Jeudi soir, Gérard Mestrallet a reçu une lettre de Jean-François Cirelli, PDG de Gaz de France lui répétant sa volonté de voir le projet de fusion entre les deux groupes aboutir.

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