Le ministre de l'Emploi donne trois mois aux branches pour mener à bien leurs négociations salariales
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Après la conférence sur les revenus et l'emploi, jeudi, qui a donné lieu à peu d'annonces concrètes, le gouvernement tente de reprendre la main en ce qui concerne le Smic. Le ministre délégué à l'Emploi, Gérard Larcher, a clairement demandé aux 73 branches professionnelles qui ne sont pas en conformité avec le Smic de "boucler" leurs négociations salariales "avant la fin mars". "Soixante-sept d'entre elles ont annoncé qu'elles entamaient des négociations, elles ont déjà un calendrier", a précisé Gérard Larcher.
Parmi les branches ayant un premier coefficient salarial inférieur au Smic, le ministère de l'Emploi a notamment recensé celles des particuliers employeurs (775.000 salariés), de l'alimentation, commerce de détail et de gros (566.000), des hôtels, cafés, restaurants (422.000). Au total, les branches concernées (46 % de l'ensemble) représentent 4,8 millions de salariés. "Je retrouverai les partenaires sociaux en janvier pour décider du nouveau mode de fixation du Smic, non pas en modifiant les règles mais pour permettre ces fameuses négociations salariales", a affirmé Gérard Larcher.
Dominique de Villepin a proposé jeudi une "refonte du calendrier de fixation" du Smic afin que le "niveau de revalorisation soit connu plusieurs mois avant sa date d'application" début juillet. Le but de cette mesure est que "les négociations salariales puissent aboutir avant cette revalorisation" et que celle-ci "ne rende pas caduques les grilles salariales des entreprises".
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