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L'Allemagne n'exclut pas de devenir actionnaire d'EADS

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Publié le 12 octobre 2006 à 11:21 - Mis à jour le 22 octobre 2008 à 17:28

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La chancelière allemande Angela Merkel n'écarte pas l'idée d'entrer au capital du géant européen de l'aéronautique. En revanche, l'augmentation de la participation de la Russie, actuellement de 5%, n'est pas à l'ordre du jour. Jacques Chirac soutient le scénario d'un rapprochement entre Euronext et la Deutsche Börse.

Les difficultés d'Airbus tenaient une place de choix dans les discussions qui ont animé ce matin le sommet franco-allemand entre Jacques Chirac et Angela Merkel. A l'issue de la rencontre, la chancelière allemande n'a d'ailleurs pas écarté une éventuelle entrée au capital d'EADS, la maison mère de l'avionneur européen. "Rien n'est encore décidé", a-t-elle déclaré, tout appelant de ses voeux à ce que les deux pays "soient sur un pied d'égalité" dans le groupe.

A ce jour, l'Etat français détient en effet 15% du capital d'EADS au côté du groupe Lagardère dont la part est de 7,5%. Le groupe automobile germano-américain DaimlerChrysler contrôle quant à lui environ 22,5% du capital, mais pourrait descendre à 15%. Une fenêtre grâce à laquelle l'Etat allemand pourrait faire son entrée dans l'actionnariat du géant européen de l'aéronautique et de la défense, peut-être par l'intermédiaire de la banque publique KfW, ce qui alimente du même coup les rumeurs et les spéculations dans la presse d'outre-Rhin.

A en croire les propos tenus par le maire conservateur d'Hambourg, ville qui accueille le plus gros site d'Airbus en territoire germanique, l'affaire serait déjà entendue. Dans un langage moins nuancé que celui de la chancelière allemande, Ole von Beust a affirmé, plus tôt dans la journée, que le gouvernement fédéral avait "décidé hier soir que les parts de DaimlerChrysler à vendre seraient achetés par l'Allemagne".

Les interrogations sur la future place de l'Allemagne au sein d'EADS se sont multipliées depuis l'annonce au début du mois par Airbus d'un vaste plan de redressement, dont des suppressions de postes, qui doit lui permettre de surmonter les turbulences qu'il traverse, suite à l'accumulation de retards dans la livraison de son nouveau gros porteur, l'A380. A ce sujet, le président français Jacques Chirac s'est exprimé en faveur d'une restructuration "harmonieusement répartie entre les deux sites principaux Hambourg et Toulouse, et naturellement en tenant le plus grand compte des intérêts de tous les sous-traitants, qui travaillent en Allemagne et en France au projet Airbus".

En revanche, une "participation institutionnelle" de la Russie dans EADS n'est semble-t-il "pas à l'ordre du jour", a souligné Angela Merkel, qui s'en est entretenu avec le président Vladimir Poutine mardi dernier. Autrement dit, "ce que la banque russe est en train de faire est une opération financière traditionnelle", a-t-elle commenté, en référence au récent rachat par la banque russe Vnechtorgbank d'environ 5% du capital du groupe aéronautique.


Euronext: Chirac en faveur d'une solution européenne
A l'issue de la réunion du conseil des ministres franco-allemand, le président français a déclaré qu'il privilégiait avec la chancelière allemande "une solution européenne" en vue d'un accord entre Euronext et la Bourse de Francfort. "J'ai notamment exprimé mon approbation quant aux propositions du rapport Lachmann", a ajouté Jacques Chirac, qui "sont sans aucun doute dans l'intérêt général de l'Europe". Dans son rapport que lui a commandé Paris Europlace, Henri Lachmann renvoie dos à dos les offres rivales du Nyse et de Deutsche Börse pour racheter Euronext. Il suggère dans son rapport l'idée d'un "scénario" alternatif, qui verrait la Bourse allemande apporter ses activités de négociation d'actions à Euronext, en échange d'une participation de 15 à 20% dans le groupe qui gère la Bourse de Paris mais aussi celles d'Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne.

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