NTT DoCoMo subit de plein fouet la concurrence au Japon
La Tribune
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La suprématie de NTT DoCoMo au Japon s'étiole. Pour son exercice fiscal 2005/2006 achevé fin mars, l'opérateur de télécoms a affiché un bénéfice net en chute de 30% à 498,7 milliards de yen (3,64 milliards d'euros) pour un chiffre d'affaires en léger repli de moins de 1% à 10.740 milliards de yen (75,9 milliards d'euros). La rentabilité du groupe s'est aussi effritée pendant l'année, le résultat opérationnel ressortant en baisse de 1,8% à 1.190 milliards de yen, soit 8,4 milliards d'euros.
Le Japonais a été sous pression sur son exercice, luttant pour tenir à l'écart ses principaux rivaux, KDDI Corp et Softbank (qui a mis la main le mois dernier sur Vodafone Japon). En effet, ces derniers ont bien l'intention de bousculer le leader NTT DoCoMo et s'imposer sur un marché du mobile qui pèse plus de 60 milliards d'euros. Pour tenir, le leader japonais licencie, réduit ses coûts et mise aussi sur l'innovation technologique.
NTT a d'ailleurs annoncé hier le lancement en juin de services de téléchargement de musique en ligne et de clips vidéo en intégralité grâce à des terminaux au débit dix fois plus rapide que la troisième génération (3G). Avec ces nouveaux services, il compte bien rattraper son retard alors que KDDI a réussi à le dépasser sur cette nouvelle technologie en lançant cette offre un an auparavant. Pour les observateurs ce créneau est une manne, sachant que le téléphone portable est et restera le moyen privilégié par les Japonais pour écouter de la musique, devant les baladeurs.
"Nous ne pouvons pas être trop optimiste mais nous voulons faire de cette nouvelle année le commencement d'une tendance d'accroissement des bénéfices", note Norio Wada, directeur général de NTT DoCoMo. Les prévisions du groupe pour son nouvel exercice fiscal vont dans ce sens. L'opérateur table sur un bénéfice net de 500 milliards de yen (3,5 milliards d'euros) et sur des ventes quasiment stables à 10.800 milliards de yen (76 milliards d'euros) pour un résultat d'exploitation de 1.200 milliards de yen (8,4 milliards d'euros).
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