Verrerie française : qui est Carlesimo, le stéphanois candidat à la reprise de Duralex ?
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Le groupe Carlesimo est positionné notamment sur la fonderie fonte aluminium, plomb et alliages.
Carlesimo
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Le groupe Carlesimo est positionné notamment sur la fonderie fonte aluminium, plomb et alliages.
Carlesimo
En 2024, pour le quatrième redressement judiciaire de Duralex en moins de 20 ans, le groupe stéphanois Carlesimo avait déjà déposé une offre proposant la reprise de 76 des 226 salariés de cette verrerie française emblématique. Mais le dossier proposé par la SCOP de salariés emmenée par son directeur général François Marciano, avec reconduction de l’ensemble de l’effectif, lui avait été préférée par le Tribunal de commerce d’Orléans.
Deux ans plus tard, alors que Duralex se trouve de nouveau en grande difficulté avec une cinquième procédure de RJ ouverte mi-juin, Carlesimo est cette fois encore au rendez-vous. Il est le premier à déclarer officiellement ses intentions, sans toutefois, à ce stade, communiquer précisément sur les contours de son offre.
Créé il y a 10 ans par Jonathan Carlesimo alors âgé de 20 ans, avec un siège social dans la périphérie de Saint-Etienne, le groupe Carlesimo s’est bâti sur des opérations successives de croissance externe, dont certaines se sont jouées à la barre des tribunaux de commerce. Toutes autour du même fil conducteur : la fonderie.
L’histoire du groupe avait commencé avec l’entreprise Navylest, fonderie ligérienne de plomb tournée notamment vers le nautisme (quilles notamment) et reprise par Frédéric Carlesimo dans les années 2010 avant d'être transmise à son fils Jonathan, six ans plus tard. En 2023, celui-ci fait sa première opération de croissance externe en reprenant à la barre du tribunal la fonderie Lory International en Essonne, son principal fournisseur. Ont suivi ensuite les rachats des fonderies Lemer (principal concurrent de Navylest) et Dejoie en Loire-Atlantique. Puis la fonderie Fraisse (23), fabricant de pièces en aluminium, la fonderie Breacast à Montluçon (pièces techniques en alliage d’aluminium moulées sous pression), et dernièrement la fonderie NDC (moulage de fonte grise en coquille) en Charente-Maritime. L’ensemble représente désormais 282 salariés pour un chiffre d’affaires d’environ 50 millions d’euros.