François Perrodo, roi du pétrole et prince de la course automobile
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François Perrodo sur le circuit international de Bahreïn.
Germain Hazard / IPA/Sipa USA vi - IPA - IPA
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François Perrodo sur le circuit international de Bahreïn.
Germain Hazard / IPA/Sipa USA vi - IPA - IPA
La pluie battante ne gâche pas la fête pour François Perrodo, ce dimanche 16 juin 2024, aux 24 Heures du Mans. Avec ses coéquipiers Ben Barnicoat et Nicolas Varrone, il vient de remporter pour la seconde fois une victoire en équipe dans la catégorie LMP2 Pro/Am, au volant d’un prototype de compétition ultrarapide. Ce n’est pas encore le niveau des pilotes d’élite qui roulent en hypercar (des automobiles sportives admises à concourir dans le championnat du monde FIA) mais une vraie performance tout de même pour un « bronze », un pilote amateur de course d’endurance, comme on dit dans le milieu.
Un résultat d’autant plus spectaculaire que l’activité principale de François Perrodo n’est pas d’arpenter les paddocks mais de présider le conseil d’administration de la compagnie pétrolière Perenco, le deuxième plus gros groupe pétrolier français après TotalEnergies. A-t-il eu le choix ? Pas vraiment. Lorsque son père Hubert, fondateur de la société, est mort sous ses yeux lors d’une chute en montagne, fin 2006, il a aussitôt dû lui succéder à seulement 29 ans.
Propulsé président du conseil d’administration, François Perrodo était déjà prêt, malgré tout, à prendre la relève après des études de physique à Oxford, une expérience chez ExxonMobil à Aberdeen au Royaume-Uni, et une entrée par la petite porte chez Perenco, au contrôle de gestion. Il ne découvrait pas non plus le modèle « low cost » mis en place par Hubert, cet aventurier breton allergique aux règles et à la transparence.