BAE formalise sa volonté de céder ses 20% d'Airbus
La Tribune
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La cession des 20% d'Airbus détenus par le Britannique BAE Systems se précise. Alors que le groupe de défense britannique avait annoncé le 7 avril dernier vouloir céder ses 20% détenus dans le constructeur aéronautique européen, sans pour autant donner de plus amples détails, il vient de déposer aujourd'hui un document formel allant dans cette voie.
Le groupe a déposé un "Put option intention notice". Le groupe devrait ainsi, sauf changement d'avis de dernière minute, exercer une option de vente de ses 20% d'Airbus auprès d'EADS, propriétaire du constructeur à 80%. "A la suite de cette démarche, BAE Systems pourrait - mais il n'est pas obligé de la faire - formellement exercer son put", a confirmé EADS. Cet accord de vente avait été conclu en 2001, dans le cadre d'un pacte d'actionnaires.
Les détails financiers de l'opération ne sont toujours pas connus, ni le calendrier. Toutefois, la part de 20% d'Airbus pourrait être valorisée jusqu'à 6,5 milliards d'euros, selon la banque américaine Goldman Sachs. En tout état de cause, la somme demandée "est astronomique", selon les termes employés par Tom Enders, coprésident du groupe EADS. Le suspense sera de courte durée, puisque les deux parties ont désormais jusqu'à la fin du mois pour s'entendre sur un prix.
En Bourse, le titre EADS recule de 0,83% à 31,02 euros à la clôture. Depuis le 1er janvier le titre recule de 2,95%. Le titre subit des pressions, alors que son capital a également subi des mouvements, avec le désengagement partiel de Lagardère et de DaimlerChrysler de son capital. En outre, la Bourse reste prudente alors qu'EADS pourrait continuer à faire des acquisitions, voir même se replonger dans le dossier Thales, si les circonstances le permettent.
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