Exclusif : le plan de Mittal pour Arcelor

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La Tribune révèle la note envoyée cette semaine par le groupe Mittal aux différents gouvernements concernés, qui résume son "projet industriel" en cas de reprise d'Arcelor. Extrêmement succincte, cette note ne détaille pas les conséquences de l'opération pays par pays, mais affirme qu'il n'y aura "presque pas d'impact négatif" sur l'emploi.

Pour lire ce document en pdf: http://www.latribune.fr/fusion-mittal-arcelor


Depuis l'annonce du lancement de l'OPA de Mittal Steel, les gouvernements concernés demandaient au groupe de Lakshmi Mittal de leur faire connaître son projet industriel. Ce qu'il a fait en début de semaine en leur envoyant un document que La Tribune s'est procuré et dévoile aujourd'hui. Un document de six pages bien décevant, qui ne ressemble en rien aux copieux plans industriels qui régissent d'ordinaire les projets de rapprochements entre deux entreprises et qu'attendaient les gouvernements.

Loin de décliner dans le détail les conséquences industrielles, sociales et économiques, pays par pays, de son projet de rachat d'Arcelor, cet "executive summary" de six pages que nous nous sommes procuré précise simplement quelques points du plan de Mittal.

La principale nuance apportée touche à l'emploi chez Arcelor. Mittal écrit qu'il "n'y aura presque pas d'impact négatif", qu'il n'envisage pas de "programmes majeurs de restructuration". Ces réserves tranchent avec les assurances précédentes de Lakshmi et Aditya Mittal, selon lesquelles il n'y aura pas de suppressions de postes dues à la fusion.

En revanche, le groupe anglo-néerlandais formalise dans ce document ses promesses verbales antérieures en termes de gouvernance et de respect des relations sociales.

Après une page de considérations générales sur la nécessaire consolidation du secteur sidérurgique mondial, le document rappelle les contributions des deux groupes à un éventuel nouvel ensemble. Mittal met dans la corbeille de mariage sa position de leader dans des segments haut de gamme en Amérique du Nord (y compris des ressources en recherche et développement), ses opérations rentables dans des économies à forte croissance (Europe de l'Est, Asie et Afrique) grâce à des plates-formes à bas coûts, un accès aux matières premières.

De son côté, selon Mittal, Arcelor amènerait dans cette alliance une position de leader dans des segments haut de gamme en Europe de l'ouest. Tout sauf des révélations. De même, les quelques chiffres mentionnés sur le montant des synergies attendues de la fusion, pour un total d'un milliard de dollars, avaient déjà été mentionnés par Mittal.

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