Viacom cède le catalogue DreamWorks pour 900 millions de dollars
La Tribune
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Ce n'est plus une rumeur: Viacom vient d'annoncer très officiellement la vente du catalogue Dreamworks pour 900 millions de dollars aux fonds Soros Strategic Partners et Dune Entertainment, deux fonds appartenant à l'investisseur George Soros. Comme le pressentait déjà le Wall Street Journal en janvier dernier, Viacom, qui a racheté DreamWorks SKG pour 1,6 milliard de dollars en décembre 2005, a donc conclu la cession du catalogue de films de DreamWorks. Ce catalogue comprend 59 films, dont "Gladiator" et "American Beauty". Viacom et sa filiale Paramount conserveront les droits de distribution de ce catalogue pendant cinq ans.
"La cession devrait être effective en avril, précise Viacom dans un communiqué. Cette transaction représente le second volet de l'acquisition de Dream Works. Après la conversion de certains accords commerciaux, Viacom prévoit donc un prix d'acquisition net de 600 millions de dollars pour DreamWorks", ajoute le groupe.
Par ailleurs, la cession du catalogue ne concerne pas l'édition musicale ni certains droits de produits dérivés. "En addition, Viacom gardera un intérêt minoritaire dans l'entité propriétaire du catalogue", précise le groupe de médias. Enfin, l'accord offre la possibilité pour les fonds Soros et Dune de vendre leurs actifs à Viacom après cinq ans. Viacom dispose pour sa part d'une option de rachat. "Si Soros reste propriétaire du catalogue après cinq ans, l'accord de distribution avec Paramount (filiale de Viacom) sera automatiquement renouvelé", précise Viacom.
Le groupe américain, qui possède notamment les chaînes MTV, VH1, Comedy Central, mais aussi les sudios Paramount, avait racheté le studio de Steven Spielberg, DreamWorks, pour une valeur globale de 1,6 milliard de dollars, dont 774 millions de dollars en cash et le solde en reprise de dettes. Cette acquisition, que Viacom avait réalisée au nez et à la barbe de son concurrent NBC, lui permet de renforcer sa capacité de production de films. Sa capacité de production annuelle passera ainsi de 11 films à près de 16 longs-métrages. Elle ne comprend pas la division animation de DreamWorks, qui a pour sa part été introduite en Bourse l'an dernier (voir ci-contre).
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