Premier trimestre historique pour Euronext
La Tribune
La Tribune
La plate-forme boursière paneuropéenne Euronext a annoncé mardi soir avoir enregistré un bond de 136,6% de son bénéfice net au premier trimestre 2006, à 107,1 millions d'euros. Un résultat que le groupe qualifie de "record". Il précise avoir bénéficié de "bonnes conditions de marché". Le bénéfice d'exploitation a progressé de 72% à 109,8 millions d'euros, grâce "à une forte croissance des revenus et à la poursuite de la réduction des coûts", a expliqué Euronext dans un communiqué. Le chiffre d'affaires a gagné 20,5% à 268,1 millions d'euros, également à un niveau "record" selon le groupe.
Grâce à une forte croissance des revenus et à la poursuite de la réduction de coûts, avec le regroupement des services informatiques dans la joint-venture AEMS et la finalisation du programme de migration des plates-formes, le résultat opérationnel du trimestre s'est établi à 109,8 millions d'euros. La marge opérationnelle ressort à 40,9%, en forte hausse par rapport au premier trimestre 2005.
Par activité, Euronext souligne la très bonne tenue des commissions de négociation sur actions. "Les conditions de marché sont excellentes depuis le début de l'année", a-t-il souligné: le nombre de transactions a augmenté de 46,3% sur un an, à 57,7 millions sur le trimestre écoulé, "le plus actif de l'histoire du groupe", à fait valoir Euronext.
Un total de 20 sociétés ont été introduites sur les marchés d'Euronext (Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne) depuis le 1er janvier, ce qui fait des trois premiers mois de 2006 "le meilleur début d'année en matière d'introduction en Bourse depuis cinq ans", a souligné Euronext, même si "les revenus (8,9 millions d'euros) restent inférieurs au niveau enregistré au 1er trimestre 2005, marqué par l'introduction en Bourse de Sanef". Les commissions de négociation sur produits dérivés ont aussi enregistré "une activité record", avec un nombre de contrats sur actions négociés en hausse de 37,5% sur un an.
En revanche aucune information sur la grande question du moment: de qui va se rapprocher Euronext ? Chaque jour apporte son lot de rumeurs. Après les discussions avec le NYSE évoquées hier dans la presse, on apprenais hier matin que les dirigeants d'Euronext auraient aussi parlé avec ceux du Chicago Mercantile Exchange. En outre, d'après une information de la chaîne de télévision Bloomberg, Euronext serait aussi en lice pour reprendre la Bourse de Grèce actuellement en vente. Toutes les options semblent donc encore possibles, à part la reprise de la Bourse de Londres, puisque les dirigeants de la plate-forme européenne ont officiellement reconnu avoir jeté l'éponge.
Certains analystes plaident pour un rapprochement avec la Bourse de Francfort, la Deutsche Börse, comme le précise Alain Dupuis analyste chez Oddo Securities (voir ci-contre). "D'un point de vue industriel, c'est le rapprochement avec la Deutsche Börse. L'objet d'une fusion est de réduire des coûts et d'offrir des tarifs plus compétitifs aux clients. Dans cette optique-là, Deutsche Börse est la meilleure des options". Mais, la direction veut pouvoir discuter avec d'autres parties avant de donner son avis sur un rapprochement avec la Deutsche Börse. Ainsi a-t-elle demandé à ses actionnaires de voter contre la résolution qui stipule que le rapprochement avec la Bourse de Francfort est du meilleur intérêt pour la Bourse paneuropéenne.
Il faudra attendre l'issue de l'assemblée générale des actionnaires prévue le 23 mai pour en savoir plus. Les dirigeants devraient y exposer toutes les options possibles pour la Bourse paneuropéenne. En attendant, toutes les hypothèses peuvent toujours être avancées...
Mercredi, l'action Euronext cède 1,43% à 75,75 euros, à la clôture à la Bourse de Paris.
La Tribune
Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer