La Bourse aime les banques chinoises
La Tribune
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Le phénomène n'est pas récent, mais il prend de l'ampleur: les banques chinoises continuent d'exercer un irrésistible attrait pour les investisseurs occidentaux, comme en témoigne l'introduction en Bourse de la Bank Of China. Celle-ci vient de lever 9,7 milliards de dollars à Hong Kong, sans doute une des plus grosses introductions en Bourse de l'année. L'opération a été très bien accueillie puisque les ordres d'achat portaient au total sur 152 milliards de dollars. Un exploit à un moment où les marchés boursiers font preuve de morosité. Malgré ce contexte peu favorable, la deuxième banque chinoise a brillamment réussi son examen de passage.
La confiance des investisseurs s'explique bien sûr par les perspectives du marché chinois où la croissance bat, elle aussi, des records. Sans oublier que les précédentes introductions en Bourse d'établissements chinois ont réservé de bonnes surprises. Le cours de la Bank of Communication, dont HSBC est un des principaux actionnaires, s'est envolé de 98% depuis son arrivée sur le marché et celui de la Construction Bank de 43%.
Ces performances ont de quoi lever les derniers doutes qui pèsent sur le secteur bancaire chinois. Car il ne faut pas oublier que beaucoup d'établissements de ce pays ont été massivement renfloués par l'Etat avant de s'ouvrir au privé. Dans une récente étude, Ernst & Youg a d'ailleurs estimé que les banques chinoises croulaient encore sous 900 milliards de dollars de créances douteuses. Ce qui a suscité une réaction virulente des autorités de Pékin qui espèrent encore placer une partie du capital de deux autres banques cette année, la China Merchants Banks et la China CITIC Bank.
L'appétit des investisseurs ne doit surtout pas faire oublier que le secteur financier chinois est encore fragile et que sa transition accélérée vers l'économie de marché et le capitalisme boursier pur et dur n'est pas sans risques.
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