Kingfisher confirme la crise de la distribution outre-Manche

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Le groupe de magasins de bricolage affiche un bénéfice net divisé par trois pour l'exercice 2005-2006, malgré une hausse des ventes. Le groupe a été impacté par des mesures de restructuration, liées à un ralentissement de la consommation en Grande-Bretagne.

La distribution britannique est mise à mal. Et les chiffres publiés ce matin par le géant européen de la distribution d'articles de bricolage, Kingfisher, confirment cette tendance négative. Le groupe, qui est notamment propriétaire des enseignes B & Q outre-Manche et Castorama en France, a enregistré une forte baisse de son résultat net pour l'ensemble de son exercice 2005-2006 (clos fin janvier). Le résultat a été ainsi presque divisé par trois, à 139 millions de livres (200,5 millions d'euros), alors que l'année précédente il avait atteint 446,5 millions de livres. Cette baisse du résultat intervient ainsi malgré une progression de 4,7% du chiffre d'affaires du groupe à 8,1 milliards de livres. La faiblesse du résultat est en effet liée à des charges exceptionnelles consécutives à un plan de restructuration.

Ce résultat est en tout état de cause inférieur aux attentes des analystes. "Les résultats publiés par Kingfisher au titre de 2005 sont légèrement inférieurs à nos attentes: le résultat avant impôts ressort ainsi à 445 millions de livres, en recul de 34% (contre 464 millions de livres attendu) sachant que la contribution de B&Q est nettement plus faible que prévu (219 millions de livres contre 257M millions de livres attendu). En revanche, les enseignes françaises ont dégagé un résultat meilleur qu'anticipé", expliquent les analystes d'Oddo Securities dans une note.

Cette contre-performance s'explique par le fait que Kingfisher, qui subit le ralentissement de la consommation outre-Manche, a dû fermer des magasins l'an dernier et supprimer des emplois. Les charges exceptionnelles se sont élevées à 215,4 millions de livres, "principalement en raison du programme de restructuration de B&Q", précise Kingfisher.

Et si le groupe a fait mieux que le marché en France, avec une hausse de 6% de son chiffre d'affaires sur le territoire, il n'a toutefois pas réussi à compenser la faiblesse britannique. "Les solides performances en Europe continentale et en Asie ont été plus qu'annulées par une forte baisse des dépenses britanniques liées à l'habitat", explique Kingfisher, "imposant à B & Q le plus difficile contexte de marché depuis des années".

Le groupe n'est d'ailleurs pas en mesure de donner de prévisions pour l'année en cours, malgré une reprise dans le prêt hypothécaire, qui pourrait "apporter un peu de soutien" en fin d'année, selon le groupe.

A Londres, l'action progresse toutefois de 1,85% à 248,25 pence à la clôture.

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