Bénéfices records pour HSBC

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La banque internationale a engrangé 15 milliards de dollars de bénéfice net en 2005. Elle tire profit de ses investissements massifs dans les zones à forte croissance que sont la Chine, le Brésil ou les Etats-Unis.

C'est la coquette somme de 15 milliards de dollars (12,45 milliards d'euros) que la banque britannique HSBC a enregistrée en 2005 au titre de son bénéfice net. Un chiffre en hausse de 17% sur un an, et qui dépasse les attentes des analystes, qui s'élevaient à 14,5 milliards de dollars, selon Bloomberg.

HSBC a son siège social en Grande-Bretagne, mais ses activités sont réparties dans le monde entier, notamment en Asie et sur le continent américain. La plus internationale des grandes banques a d'ailleurs tiré parti l'année dernière de son expansion géographique accrue. Les quelque 20 milliards de dollars investis depuis trois ans dans des pays comme les Etats-Unis, le Brésil et la Chine ont en effet soutenu le développement du groupe, en lui permettant de profiter de la croissance de ces économies.

Globalement, l'activité du groupe a été tirée par la banque de détail. Les bénéfices avant impôts de cette activité ont crû de 17%, pour s'établir à 9,9 milliards de dollars en 2005, soit près de la moitié du total des bénéfices avant impôts. En Grande-Bretagne, la banque a souffert, comme les autres établissements, de la montée des créances douteuses auprès de la clientèle particulière, qui est affectée par le remontée des coûts du crédit et la flambée de l'immobilier. Les résultats avant impôts en Europe n'ont donc progressé que de 10%, à 6,36 milliards de dollars. En revanche, la zone Asie-Pacifique (excluant Hong Kong, le berceau historique du groupe) a vu ses résultats exploser de 39%, à 2,57 milliards de dollars. A Hong Kong même, ils ont reculé de 6,5%, à 4,5 milliards. En Amérique du Nord, les bénéfices ont progressé de 13%, à 6,87 milliards.

Au chapitre de la banque d'affaires, HSBC a fortement investi ces derniers temps. En août dernier, elle avait recruté 1.500 spécialistes sur les douze mois précédents. Les coûts de la division s'en sont trouvés mécaniquement alourdis, mais la période d'investissement est en principe achevée et les résultats de cette activité devraient donc s'améliorer à l'avenir. Du moins ces efforts ont-ils valu à HSBC de participer à deux des plus grosses OPA en cours: la banque conseille l'Allemand E.ON dans son offre sur l'Espagnol Endesa, et Mittal Steel dans son offensive sur Arcelor.

A la Bourse de Londres, ces performances sont bien accueillies. L'action gagne 1,72% à 991,75 pence, en fin de journée. HSBC est actuellement le troisième établissement mondial en termes de capitalisation, derrière les Américains Citigroup et Bank of America.

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