EADS : Berlin estime que les négociations sont en bonne voie pour les 7,5 % que veut vendre Daimler

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Le gouvernement allemand estime que les négociations pour trouver une solution pour replacer les 7,5% du capital d'EADS sont "en bonne voie". Par ailleurs, le gouvernement d'Angela Merkel réaffirme que la restructuration du groupe devra être répartie de manière juste et équilibrée entre les sites européens.

Que vont devenir les 7,5% du capital d'EADS que veut vendre DaimlerChrysler pour descendre à 15%? C'est la question à mille euros - les anciens diront mille deustchemarks - qui se pose en ce moment outre-Rhin. La chancelière allemande Angela Merkel a rencontré aujourd'hui à huis clos les deux co-présidents exécutifs d'EADS, le français Louis Gallois (également président de la grande filiale Airbus) et l'allemand Thomas Enders.

A l'issue de cette rencontre le gouvernement allemand a dans un communiqué indiqué que les négociations sont "en bonne voie" pour tenter de trouver une solution pour le paquet de 7,5%. De fait, les informations les plus contradictoires circulent sur l'avenir de ce bloc de 7,5%. Jeudi, Joseph Ackermann, le patron de la Deutsche Bank a affirmé dans une interview au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung que son établissement est prêt à aider à trouver une solution dans ce dossier. Mardi, le Financial Times Deutschland affirmait pourtant que plusieurs banques privées allemandes ainsi que le grand assureur germanique Allianz, contactés par Berlin pour étudier une éventuelle reprise de cette participation dans le groupe européen d'aéronautique et d'armement, ne seraient pas intéressés.

Lundi, c'était le patron de la Commerzbank, Klaus-Peter Müller, qui déclarait au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung "être prêt à participer à toute solution constructive et justifiée économiquement". Des propos qui accréditaient l'hypothèse d'une reprise de ces 7,5% par un groupe d'investisseurs privés auxquels auraient pu s'ajouter des banques régionales voire la banque publique KfW. A l'origine, le scénario semblait prévoir une reprise totale par la KfW mais cette possible intrusion des pouvoirs publics allemands dans le capital d'EADS avait été très critiquée outre-Rhin par les dirigeants d'EADS et de DaimlerChrysler.

Berlin a rappelé que quelle que soit l'issue de ce dossier, l'impératif est de maintenir l'équilibre entre Français et Allemands dans EADS. Or, côté hexagonal, l'Etat français détient 15% et n'entend pas céder de titres et son associé au sein de la holding Sogeade dans le capital d'EADS, le groupe Lagardère, va, lui, passer de 15% à 7,5%. Par ailleurs, le gouvernement allemand a indiqué qu'"aucune décision définitive n'a encore été prise sur la restructuration du groupe et de sa filiale EADS. "Mais il est clair que d'éventuelles mesures d'adapations seront réparties de manire juste et équilibrée entre les sites européens".

Vendredi, le titre EADS a reculé en clôture de 0,76% à 21,02 euros.


Nouvelle gouvernance dans le groupe
Outre la nomination de Fabrice Brégier, jusque là PDG d'Eurocopter, comme numéro deux d'Airbus en tant que directeur général délégué et son remplacement chez Eurocopter par Lutz Bertling, jusque là patron de Eurocopter Allemagne, le groupe EADS annonce que son directeur financier, Hans Peter Ring sera aussi le directeur financier d'Airbus. Une double casquette que possède aussi Louis Gallois, co-président exécutif d'EADS qui vient d'être nommé également président d'Airbus après le départ tonitruant de Christian Streiff. EADS annonce aussi que désormais, Louis Gallois et son homologue allemand, Thomas Enders rapporteront très régulièrement sur les grands dossiers aux deux présidents non exécutifs, représentant les deux grands actionnaires privés, Arnaud Lagardère côté français et Manfred Bischoff côté allemand, c'est-à-dire chez DaimlerChrysler.

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