Succès très limité de l'ouverture à la concurrence du marché français de l'énergie

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A la fin du troisième trimestre, 6.100 habitations avaient choisi une offre d'électricité de marché, c'est-à-dire avec des prix non fixés par l'Etat, selon les chiffres de l'observatoire des marchés de l'électricité et du gaz de la CRE, la Commission de régulation de l'énergie.

Le nombre de particuliers passés aux offres d'énergie à prix libres reste très limité depuis l'ouverture à la concurrence le 1er juillet, notamment à cause d'une méconnaissance du marché de la part des consommateurs, a indiqué mardi la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

A la fin du troisième trimestre, 6.100 habitations avaient choisi une offre d'électricité de marché, c'est-à-dire avec des prix non fixés par l'Etat, selon les chiffres de l'observatoire des marchés de l'électricité et du gaz de la CRE, révélés au cours d'une conférence de presse.
Sur ces 6.100 offres, 1.000 étaient proposées par les fournisseurs historiques (EDF et les distributeurs locaux comme Electricité de Strasbourg).
Les fournisseurs d'électricité alternatifs présents sur le marché des particuliers sont Direct Energie, Electrabel (Suez), Enercoop, GDF et Poweo.
Pour le gaz, 13.300 habitations avaient choisi une offre de marché parmi lesquelles 7.100 avaient été proposées par les fournisseurs historiques (GDF, Total et les distributeurs locaux).
Les fournisseurs de gaz alternatifs présents sur le marché des particuliers sont Altergaz, EDF et Poweo.
Ces consommateurs représentent moins de 0,1% de l'ensemble.
Les chiffres fournis par la CRE sont des basculements effectifs vers un opérateur et sont donc inférieurs à ceux fournis jusqu'alors par les entreprises qui prennent souvent en compte les signatures de contrats ou les demandes de basculement.
Il se passe en effet plus de deux mois entre la signature d'un contrat avec un opérateur et la fourniture effective d'énergie au domicile du client.
"Il est probable que les offres présentées ne sont pas très connues (...) Il n'y a pas un grand activisme de la part des fournisseurs" et "il y a des mouvements de la part des associations de consommateurs pour encourager les gens à ne pas bouger", a expliqué Philippe de Ladoucette, le président de la CRE.
Pourtant, si les prix de gros sur le marché sont supérieurs aux tarifs réglementés fixés par l'Etat, avec "certaines offres, si vous les comparez au tarif réglementé, vous n'y perdez pas" même si "c'est vrai, on a une visibilité sur un an".
Le principal risque pour les particuliers est aujourd'hui l'impossibilité de revenir aux tarifs réglementés. Une proposition de loi visant à rétablir la réversibilité jusqu'au 1er juillet 2010 pour les particuliers qui emménagent dans un nouveau logement, est actuellement débattue au Parlement.
La CRE réfléchit par ailleurs à un "outil de comparaison" entre les offres, a indiqué M. de Ladoucette.
La Commission a donné la part de marché des fournisseurs alternatifs par zones géographiques, particuliers et professionnels confondus. Elle passe de 2,2% dans le sud-ouest à 24% dans l'est.
Globalement, en incluant les professionnels qui peuvent acheter l'énergie à prix libres depuis 2004, 31% des consommateurs d'électricité français sont fournis à prix libres (22% d'offres de fournisseurs historiques) et 41% pour le gaz (29% d'offres de fournisseurs historiques).

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