Oracle rachète Hyperion pour 3,3 milliards de dollars
La Tribune
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Encore une opération de croissance externe pour l'américain Oracle. Le numéro deux mondial des progiciels (logiciels d'entreprises) jette son dévolu sur son compatriote Hyperion, basé en Californie à Santa Clara, spécialisé dans les solutions de Business Process Management (BPM, gestion de la performance des entreprises). Le prix de la transaction s'élève à 3,3 milliards de dollars à comparer à une capitalisation boursière de l'ordre de 2,53 milliards (dernier cours sur le Nasdaq pour Hyperion à 42,84 dollars). L'offre, qui devrait être finalisée en avril prochain, prévoit le versement en numéraire de 52 dollars par titre Hyperion. L'an dernier le chiffre d'affaires de la société californienne s'est établi à 765 millions de dollars.
Cette nouvelle opération de croissance externe vient compléter une série d'opération d'acquisitions très intense pour Oracle afin de combler son retard sur l'allemand SAP. Dans les faits, le groupe américain a dépensé 20 milliards de dollars ces trois dernières années pour la reprise notamment de PeopleSoft, Siebel Systems ou plus récemment l'acquisition de l'indien Iflex Solutions pour 1,3 milliard.
"L'acquisition d'Hyperion fera d'Oracle le numéro un des logiciels de gestion de la performance, un segment de marché en forte croissance", commente le PDG d'Oracle Larry Ellison, cité dans le communiqué. "Le logiciel EPM d'Hyperion couplé aux outils et applications Business Intelligence (BI, solutions permettant de regrouper et d'analyser des données sur une entreprise pour analyser l'opérationnel, ndlr) d'Oracle forment une solution de bout en bout pour la gestion de la performance", ajoute le PDG d'Oracle, évoquant notamment le planning, le budget, le suivi opérationnel, et les rapports sur les étapes de production. "Les besoins en gestion de la performance et en solutions de Business Intelligence sont de plus en plus convergents, commente de son côté Godfrey Sullivan, le PDG d'Hyperion, selon qui l'adossement de son groupe à Oracle intervient "au bon moment".
Les investisseurs, ces six derniers mois, ont accordé leur confiance au numéro deux mondial des logiciels et en particulier à sa stratégie de croissance externe pour se renforcer sur le segment des applications professionnelles, dans la mesure où celui, traditionnel pour lui, des bases de données arrive à maturité.
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