Le Japon va investir massivement pour aider au développement des voitures propres

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Le gouvernement veut aider les constructeurs à proposer des voitures électriques, hybrides et équipées de GTL. L'objectif: réduire l'utilisation d'énergies fossiles et de gaz à effets de serre.

Le gouvernement japonais a annoncé un grand plan d'aide au développement de voitures propres. Sur les 5 prochaines années, seront injectés 200 milliards de yen, soit 1,22 milliard d'euros, pour aider les constructeurs à fabriquer des voitures hybrides et des carburants plus propres, et ce pour un prix plus accessible. Objectif du Ministre du commerce: réduire l'utilisation des énergies fossiles et des gaz à effet de serre. Ce plan fait suite à une proposition faite par le premier ministre japonais Shinzo Abe la semaine dernière de réduire de moitié les émissions mondiales d'ici 2050. Le ministre n'avait toutefois pas précisé d'objectif spécifique pour le Japon en particulier.

Le gouvernement prévoit de subventionner le développement de batteries équipant les voitures électriques. Montant prévu: 4,9 milliards de yen (300 millions d'euros) par an pour permettre aux fabricants de construire des voitures moins onéreuses. "Les prix ne devront pas dépasser celui des voitures à essence", a expliqué Satoshi Kusakabe, directeur de la division Automobile au sein du ministère du commerce. A travers cet investissement, le gouvernement veut ainsi ramener le prix d'une voiture électrique à 18.300 euros en 2010 en moyenne et à 12.217 euros dix ans plus tard. Mitsubishi Motors et Fuji Heavy Industries développent actuellement des voitures électriques.

En outre, le gouvernement dépensera 195 millions d'euros supplémentaires par an dans le développement de voitures hybrides et dans des modèles fonctionnant à l'hydrogène, un segment sur lequel se sont déjà positionnés Honda et Toyota. Par ailleurs, 146 millions d'euros seront notamment injectés dans des automobiles équipées de réservoirs GTL. L'année dernière, le Japon s'était fixé comme objectif de réduire la dépendance du secteur des transports vis-à-vis des énergies fossiles comme l'essence et le diesel à 80% en 2030 contre 100% aujourd'hui.

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