Coup de torchon sur les marchés
La Tribune
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Sévère séance de correction pour les Bourses mondiales. Dans le sillage du repli brutal des marchés asiatiques et d'un plongeon des commandes de biens durables aux Etats-Unis, les places financières européennes et américaines accusent le coup. Le CAC 40 perd à la clôture 3,02% à 5.588 points.
Le vent de panique qui a soufflé sur les marchés est venu d'Orient ce matin, avec la chute de la Bourse de Shanghai. La place financière chinoise a décroché de 9% sur la séance, soit sa plus forte baisse en 10 ans.
Les craintes d'un éclatement de la bulle boursière en Chine ont nettement contribué à plomber les marchés dans le reste du monde. Des pertes accentuées par les signes préoccupants d'un possible ralentissement économique aux Etats-Unis. Les commandes de biens durables y ont chuté de 7,8% en janvier, soit le plus fort recul enregistré depuis 3 ans.
Sur le Vieux continent, la correction n'épargne donc aucune des places financières européennes, qui affichent dans l'ensemble des replis supérieurs à 2%. Ainsi le Footsie londonien clôture en baisse de 2,31%. A Francfort, le Dax cède 2,96%. Stockholm ferme ses portes sur une chute de 3,93%.
A Paris, toutes les valeurs du CAC 40, sans exception, ont fini la journée dans le rouge. Parmi les plus malmenées on retrouve notamment celles qui avaient le plus fortement progressé hier. A commencer par Alstom qui pointe en bon dernier de l'indice. Le titre subit d'importantes prises de bénéfices et dévisse de 5,9% à 90,81 euros.
Mêmes causes, mêmes conséquences. Le sidérurgiste Arcelor Mittal abandonne 5,6%. Le groupe hôtelier Accor perd lui 4,7% et le géant du BTP Bouygues près de 5,2%.
Après avoir progressé hier comme l'ensemble du secteur de la bancassurance en Europe, le français Axa marque le pas. Son titre recule de 4,3% à 32,95 euros.
Le secteur technologique est également à la peine. On retiendra en particulier les baisses de Capgemini et Thomson, qui abandonnent chacun près de 4%.
EADS parvient à limiter la casse. Le groupe ne cède que 1,8% à 25,45 euros, alors que sa filiale Airbus doit dévoiler demain le détail de son plan de restructuration.
La seule et unique note positive du jour est à mettre au crédit du groupe Guyenne et Gascogne. Le distributeur surnage à contre-courant de la tendance, avec un titre en hausse de 0,35%.
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