Wall Street termine en ordre dispersé, les chiffres de l'immobilier ont déçu

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Les places américaines finissent cette avant-dernière séance de l'année en ordre dispersé. Malgré un indice PMI de Chicago supérieur aux attentes, les chiffres de l'immobilier neuf, très inférieurs aux anticipations, ont refroidi les ardeurs. En clôture, le Dow Jones progresse symboliquement de 0,05%. Le Nasdaq Composite abandonne 0,09%.

Les marchés américains, en hausse initiale, terminent cette avant-dernière séance de l'année en ordre dispersé, affectés par des ventes de logements neufs en fort repli pour le mois de novembre. Le PMI de Chicago, indicateur de l'évolution de l'activité pour la région, était pourtant ressorti bien au-delà des attentes pour le mois de décembre, infirmant la tendance affichée la veille par des commandes de bien durables de novembre inférieures aux anticipations du marché. En clôture, le Dow Jones progresse symboliquement de 0,05% à 13.365,87 points. Dans le même temps, le Nasdaq Composite perd 0,09% à 2.674,46 points.

Les informations du Wall Street Journal selon lesquelles plusieurs grandes banques américaines et européennes envisagent de céder des actifs en vue de faire face aux conséquences de la crise du crédit à risque sur leurs comptes ont un temps rassuré les investisseurs, avant que les doutes et les prises de bénéfices ne reprennent l'ascendant.

Sur le front économique, deux statistiques étaient donc programmées ce jour. L'indice national d'activité de la Fed de Chicago a nettement rebondi en décembre, à 56,6 points, contre 52,9 points le mois précédent et 51,8 attendu par le consensus Reuters. Mais les ventes de logements neufs de novembre ont déçu. Elles ont chuté de 9% à 647.000 en rythme annualisé, contre 711.000 en octobre (révisé de 728.000) et 720.000 visé par le consensus. Le prix moyen des maisons a pour sa part reculé de 0,4% en glissement annuel à 239.100 dollars.

Sur le front du pétrole, le baril de WTI livraison février termine à 96 dollars, en repli de 62 cents par rapport à la veille et à près de 1 dollar des plus hauts inscrits dans la matinée sur les autres places. Le billet vert reste faible face à la devise européenne, qui s'établit à 1,4715 dollar.

Du côté des valeurs, le secteur bancaire est resté au centre de l'actualité alors que le Wall Street Journal rapporte que plusieurs grandes banques américaines et européennes envisagent de céder des actifs en vue de lutter contre les conséquences de la crise du crédit à risque et d'éventuelles nouvelles turbulences. L'agence Bloomberg indique par ailleurs que Citigroup (-0,91% à 29,29 dollars), Goldman Sachs (stable à 211,94 dollars), Morgan Stanley (-0,19% à 53,22 dollars) et JP Morgan (-0,87% à 43,26 dollars) proposeraient des obligations à haut rendement pour un total de 231 milliards de dollars, avec un rabais de 10%. Un portefeuille que le marché peut tout à fait absorber, selon un spécialiste de Deutsche Bank aux Etats-Unis. Nouvelle acquisition à signaler du côté de Berkshire Hathaway qui, après la reprise de 60% de Marmon Holdings annoncée mercredi pour un montant de 4,5 milliards de dollars, va racheter la filiale néerlandaise de réassurance d'ING pour 300 millions de dollars. Le titre prend 2,39% à 141,1 dollars.

Enfin, United Technologies (+0,04% à 76,87 dollars) a remporté un contrat de 1,5 milliard de dollars pour la fourniture d'hélicoptères de type H-60 Hawk d'ici à fin 2012 à l'armée américaine

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